La Corée du Nord a récemment achevé des essais de pointe impliquant des armes innovantes, telles qu'une bombe à graphite, un système d'armement électromagnétique et une ogive à sous-munitions, comme l'a rapporté l'agence d'État KCNA. Ces développements surviennent à un moment critique pour la région asiatique, où le régime de Kim Jong Un semble muscler son arsenal militaire.
Ces tests, orchestrés par Kim Jong Sik, un haut responsable nord-coréen, visaient à évaluer des systèmes d'armement avancés, notamment la dénommée "bombe blackout". Cette invention, composée de filaments fins en fibre de carbone, a pour mission de perturber les infrastructures électriques adverses en provoquant des courts-circuits. Selon Kim Jong Sik, il s'agit d'un "atout stratégique exceptionnel" pour de multiples applications militaires. En réaction à ces développements, la Corée du Sud a intensifié son programme d'armement, investissant près de 175 milliards d'euros depuis 2016 pour se préparer aux menaces potentielles de son voisin du Nord.
L'Ukraine soupçonnée d'avoir utilisé des charges "blackout"
Sur le front ukrainien, les munitions "blackout" ont récemment fait l'objet d'attention. D'après le média Defense Express, des drones ukrainiens auraient été équipés de ces munitions de fragmentation, contenant des dizaines de sous-munitions de graphite, lors d’opérations nocturnes en avril. Ce recours à des techniques défensives avancées pourrait refléter une tendance inquiétante vers la sophistication dans les conflits modernes.
De manière concomitante, la Corée du Nord a procédé au lancement d'un missile balistique à courte portée (SRBM) Hwasong-11A lors des mêmes essais. Les autorités nord-coréennes prétendent que ce système peut anéantir toute cible sur une superficie de 6,5 à 7 hectares. Ce tournant stratégique est d'autant plus surprenant qu'il contredit les précédentes déclarations de Pyongyang, qui avait alors dénoncé l'utilisation de sous-munitions comme des armes de destruction massive. Ce changement de cap a été remarqué par les armées sud-coréenne et japonaise, qui ont également constaté des tirs de missiles atteignant des distances supérieures à 700 km.
Une arme électromagnétique non identifiée
Les essais récents incluent également un moteur de missile à faible coût, conçu pour la production de masse, ainsi qu'un projet d'arme électromagnétique non spécifiée. Ce dernier pourrait représenter une arme à énergie dirigée ou même un brouilleur de drones. Par ailleurs, le Bureau de recherche sur les systèmes antiaériens a testé un système de missiles mobiles antiaériens, désigné Pyoljji-3, qui vise à intercepter des cibles à basse altitude et à protéger les installations stratégiques. Ces développements illustrent l'intention de Pyongyang de renforcer ses capacités militaires face à la Corée du Sud, identifiée comme "l'ennemi le plus hostile".







