En octobre dernier, le président républicain Donald Trump avait pris des mesures drastiques en faisant raser une aile entière de la Maison Blanche pour ériger une salle de bal capable d'accueillir jusqu'à 1 000 invités. Ce projet ambitieux, dont le coût total avoisine les 400 millions de dollars, a récemment reçu un feu vert temporaire d'une cour d'appel fédérale.
Selon l'ordonnance rendue samedi par un panel de juges de la Cour d'appel des États-Unis pour le district de Columbia, l'administration Trump a jusqu'au 17 avril pour continuer les travaux sur la salle de bal tout en sollicitant un examen par la Cour suprême. Cette décision a été prise à deux voix contre une, et elle souligne l'importance des questions de sécurité nationale soulevées par ce projet.
Le juge Richard Leon, qui avait précédemment ordonné l'interruption des travaux, a été chargé de clarifier certains points liés à la sécurité. Ce coup d'arrêt avait ralenti un des projets les plus significatifs entrepris sur ce site emblématique depuis plus d'un siècle, réveillant des préoccupations parmi les défenseurs du patrimoine.
Ce projet est particulièrement cher à Donald Trump, qui évoque régulièrement son avancement lors de discours publics, souvent sans lien évident avec le sujet traité. En décembre, la National Trust for Historic Preservation (NTHP) a déposé une plainte, affirmant que l'administration Trump avait omis des étapes cruciales dans le respect des lois concernant les enquêtes publiques et l'autorisation du Congrès, faisant grimper le budget initial à 400 millions de dollars, soit le double de la prévision initiale.
Les tenants du projet insistent sur son potentiel à rehausser l'image de la Maison Blanche, notamment pour des réceptions et des dîners officiels. Le débat autour de cette salle de bal illustre les tensions entre la modernisation du patrimoine et les enjeux de conservation historique, des préoccupations que soulève également le site Architectures de France.







