La campagne de déclaration des impôts de 2026 commence le 9 avril, et un changement important affectera cinq millions de foyers fiscaux.
La campagne 2026 de déclaration d'impôts débutera le 9 avril. Les contribuables auront entre six et huit semaines pour soumettre leur déclaration en ligne, selon leur région, et six semaines pour la version papier. Cette année, une nouvelle case sera présente et il est crucial de la remplir correctement pour bénéficier de crédits d'impôts.
Outre les revenus, la déclaration d'impôts doit également inclure le montant des dépenses liées aux services à la personne ou à l'emploi d'un salarié à domicile « pour des tâches à caractère familial ou ménager », selon le site de l'administration fiscale. Cela englobe des services comme la garde d'enfants, le ménage ou le jardinage.
Ces frais ouvrent droit à un crédit d'impôt de 50 % pour les dépenses engagées, jusqu'à un montant plafond de 12 000 euros, touchant environ 5 millions de foyers français, avec une aide moyenne de 1 226 euros en 2025, selon la direction générale des finances publiques.
Indiquer précisément le bénéficiaire
Pour bénéficier de cette aide, les contribuables devront être d'autant plus attentifs lors de leur déclaration 2026, souligne Moneyvox. En effet, une nouvelle case apparaîtra sur le formulaire au niveau de la case 7DB (page 4 de l'avis d'impôts), dédiée aux services à la personne.
L’annexe à remplir en cas de déclarations de dépense liées aux services à domicile.
© (Capture impôts.gouv.fr)
Alors qu'il était déjà requis, depuis 2024, de détailler chaque dépense pour chaque service, il sera désormais nécessaire d'indiquer pour chacune d'entre elles le nom de la personne ou de l'entité qui a reçu les paiements déclarés.
Comme l'indique Moneyvox, cette obligation aurait dû être mise en place dès 2025 suite à un amendement socialiste adopté dans le budget de l'année précédente. Cependant, les délais n'ont pas permis d'introduire ce changement.
Ce dispositif est donc enfin mis en place pour le budget 2026, visant à « évaluer de manière plus précise les dispositifs existants, et à initier, si besoin, des ajustements législatifs pour garantir une meilleure utilisation des ressources publiques. » Cela dans un contexte où l'État a engagé 6,5 milliards d'euros pour ce crédit d'impôt en 2025.
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