Le chèque énergie, essentiel pour de nombreux foyers modestes, va changer de fonctionnement en 2025. En raison de la suppression de la taxe d'habitation, l'identification des bénéficiaires deviendra plus complexe. L'administration a annoncé qu'elle ne procédera plus à des envois automatiques, obligeant ainsi les ménages à entreprendre des démarches pour bénéficier de cette aide.
Actuellement, le chèque énergie sert à aider les ménages à régler leurs factures d'énergie ou à financer des travaux d'amélioration énergétique, avec des montants allant de 48 à 277 euros. Jusqu'à présent, l'administration se chargeait d'identifier les bénéficiaires et d'envoyer les chèques directement. À partir de 2025, les foyers devront demander cette aide et fournir le numéro d'identification de leur compteur, comme l'a expliqué Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, sur France Inter.
Comment vérifier votre éligibilité ?
Pour 2025, l'attribution du chèque énergie se basera sur les revenus et la composition familiale. Pour être éligible, le revenu fiscal de référence par unité de consommation doit être inférieur à 11 000 euros. Un ménage est défini comme l'ensemble des personnes vivant sous le même toit, où la première personne compte pour 1 unité de consommation (UC), la deuxième pour 0,5 UC, et les suivantes pour 0,3 UC. Les ménages peuvent évaluer leur éligibilité en utilisant le simulateur en ligne disponible sur le site chequenergie.gouv.fr.
Risques de diminution des bénéficiaires sans automatisation
En 2024, l'administration a choisi d'envoyer le chèque énergie uniquement aux ménages déjà bénéficiaires l'année précédente. Cependant, près d'un million de Français, devenus éligibles depuis, n'ont pas reçu leur aide. Un guichet a été ouvert en juillet dernier pour permettre aux personnes affectées de soumettre des réclamations jusqu'au 31 décembre 2024.
Pour 2025, un numéro de point de livraison (PDL) sera requis pour l'identification des compteurs d'énergie. Cette exigence complexifie le processus, éloignant l'automatisation qui garantissait un taux d'utilisation élevé. "Cette nouvelle procédure pourrait nuire aux nouveaux bénéficiaires et à ceux touchés par l'illectronisme", déclare Françoise Thiebault, coordinatrice énergie au sein du Conseil national des associations familiales laïques (CNAFAL), comme rapporté par MoneyVox.
Les précédents montrent qu'un effondrement de l'usage des aides se produit lorsque les ménages doivent faire une demande. Par exemple, les chèques énergie reçus automatiquement étaient utilisés à 80 %, contre seulement 20 % pour les chèques bois ou fioul exceptionnels distribués sur demande en 2022. Les décisions concernant le nouvel processus d'attribution des chèques énergie seront prises lors des débats sur le projet de loi Finances à partir de fin octobre.







