Deux Françaises disparues depuis vendredi dernier dans l’Aveyron ont été retrouvées enterrées au Portugal. Le principal suspect, un ancien policier de 42 ans, a été arrêté avec ses deux enfants, sains et saufs.
Des gendarmes français ont été envoyés au Portugal après la découverte des corps des deux femmes. Cédric Prizzon, l'ex-conjoint d'une des victimes et le compagnon de l'autre, est le principal suspect. Résidant à Savignac, ce Français est en effet soupçonné d'avoir séquestré ces femmes ainsi que leurs enfants avant de fuir vers le Portugal.
Sa cavale a pris fin mardi avec son arrestation lors d'un contrôle routier où il se trouvait avec ses enfants âgés de 12 ans et un an et demi. Ces derniers devraient être rapidement rapatriés en France.
Les autorités portugaises ont confirmé mercredi soir avoir retrouvé deux corps enterrés dans un lieu isolé, identifiés comme étant ceux des compagnes du suspect. Les procédures d'identification et de collecte de preuves sont en cours.
Dans son véhicule, les forces de l'ordre ont saisi un fusil à pompe, plusieurs fausses plaques d'immatriculation, 17.000 euros en liquide et des faux documents. Les enquêteurs privilégient l’hypothèse d’un départ préparé vers l’étranger, selon le parquet de Montpellier.
Une information judiciaire pour enlèvement et séquestration de plusieurs personnes a été ouverte après le signalement inquiétant de la disparition de l’adolescent et de sa mère de Vailhourles. La compagne actuelle du suspect et leur fille d'un an et demi sont également portées disparues, tout comme Cédric Prizzon.
L’arrestation a eu lieu à Mêda, une petite ville près de la frontière espagnole. Placé en garde à vue, Prizzon avait déjà des antécédents judiciaires et avait été condamné pour des faits similaires. Selon certains témoignages, sa relation avec son ex-compagne était particulièrement conflictuelle, avec des accusations de pression sur leur enfant.
La découverte tragique a choqué les petites communes de Vailhourles et Savignac, où les habitants expriment leur incrédulité. Une résident âgée a exprimé sa surprise face à la violence de la situation, soulignant qu'elle ne pensait pas que Prizzon irait jusqu'à de tels extrêmes.







