Ce mercredi, le Hezbollah a catégoriquement refusé toute forme de négociation avec Israël, qui intensifie ses frappes sur les bastions de l'organisation situés au Liban. Dans une déclaration relayée par la chaîne de télévision du Hezbollah, Naïm Qassem a affirmé que négocier "sous le feu" serait comparable à une capitulation, alors même que les autorités libanaises cherchent un dialogue avec l'État israélien.
Qassem a également exigé que le gouvernement libanais annule sa mesure récente visant à criminaliser les opérations militaires de son groupe, sanction qui a été décidée au début du mois de mars.
Sur le terrain, le Hezbollah a rapporté avoir mené plus de 80 attaques contre des cibles israéliennes en une journée, marquant une escalade considérable du conflit. Les opérations ont ciblé des positions de l'armée israélienne dans neuf villages le long de la frontière, ainsi que plusieurs localités au nord d'Israël. Selon les autorités israéliennes, ces attaques n’ont pas causé de pertes humaines.
Des frappes israéliennes incessantes
Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a révélé que son pays cherchait à élargir la "zone tampon" au Liban afin de minimiser la menace que représente le Hezbollah. "Nous sommes déterminés à transformer la situation en profondeur", a-t-il déclaré.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a quant à lui annoncé que les forces israéliennes mènent des manœuvres en territoire libanais pour établir une ligne de défense avancée jusqu'au fleuve Litani, à 30 kilomètres de la frontière. Mardi soir, l'aviation israélienne a également effectué un bombardement dans le sud de Beyrouth, touchant un fief supposé du Hezbollah. Les autorités israéliennes avaient préalablement ordonné l'évacuation de plusieurs quartiers de cette zone.
En réaction à ces événements, un communiqué de l'ONU a exprimé des inquiétudes, appelant Israël à cesser ses frappes qui touchent principalement des civils. Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, a averti que les conséquences des opérations militaires israéliennes pourraient reproduire le modèle de destruction observé à Gaza.
Depuis le début des hostilités le 2 mars, plus de 1.000 personnes, dont de nombreux enfants, ont perdu la vie au Liban. Les frappes israéliennes ont également provoqué des milliers de blessés et déplacé plus d'un million de personnes, selon le ministère libanais de la Santé. Cette crise humanitaire a pris une ampleur démesurée, exacerbée par des attaques réciproques et une situation politique instable.







