Le détroit d'Ormuz, devenu un point névralgique en raison des tensions militaires, complique les livraisons maritimes. Face à cette situation, Ferrari a choisi de faire preuve de résilience en procédant à "quelques livraisons" aériennes pour honorer ses engagements envers ses clients fortunés. Selon BFMTV, cette décision a été annoncée le 26 mars et concerne principalement des modèles de luxe en édition limitée, pour lesquels certains clients avaient explicitement opté pour une livraison par voie aérienne. Ce mode de transport, bien plus onéreux, a vu son coût moyen par kilo grimper de 66 % depuis le début du conflit, selon le site spécialisé Freightos.
Les concurrentes se retirent
À l'opposé, d'autres fabricants de voitures de luxe comme Bentley et Maserati ont suspendu leurs livraisons vers le Moyen-Orient, hésitant à utiliser le transport aérien tant que la situation ne s'améliore pas. Bentley, qui possède une clientèle conséquente à Dubaï et Doha, a décidé de stopper toutes les expéditions à cause des préoccupations sécuritaires. Le PDG Frank-Steffen Walliser a mentionné : "Les gens au Moyen-Orient ont d'autres préoccupations que de chercher une nouvelle Bentley en ce moment." Maserati fait écho à cette stratégie en gelant également ses ventes dans la région.
Pour sa part, Rolls-Royce n'a pas annoncé de suspension de ses livraisons, mais n’a pas précisé comment elle compte gérer les attentes de ses clients au Moyen-Orient. Le constructeur britannique a néanmoins promis de déployer tous les efforts nécessaires pour satisfaire sa clientèle.
La détermination de Ferrari à continuer ses livraisons, même dans des circonstances aussi compliquées, témoigne de l'engagement de la marque envers ses clients, bien que cela soulève des questions sur la gestion des crises dans le secteur de l'automobile de luxe.







