Trois hommes à la tête d’un groupement forestier rural ont été condamnés à six mois d’emprisonnement avec sursis et 60.000 € d’amende, mardi 27 janvier 2026, pour des coupes et défrichages illégaux dans la région de Bourgueil.
Tribunal correctionnel de Tours
Le père et ses deux fils, convaincus d’agir dans le bon sens, ont en réalité porté atteinte aux écosystèmes protégés en procédant à des coupes destructrices sur environ 30 hectares de forêt, entre 2019 et le constat des infractions, le 22 septembre 2023. Les autorités ont mis en lumière leurs actions au détriment de la biodiversité.
En toute illégalité, ils ont déraciné des arbres et modifié le cours de 250 mètres de cours d’eau tout en remblayant une zone humide de 6,7 hectares pour y implanter du sorgho fourrager. Leur défense lors du procès devant le tribunal correctionnel de Tours, le 25 novembre 2025, reposait sur l’ignorance des lois environnementales.
Les sanctions
La décision rendue le 27 janvier 2026, a vu les trois hommes recevoir une peine identique : six mois d’emprisonnement avec sursis, valable pour une durée de cinq ans. Par ailleurs, leur société a été condamnée à une amende de 100.000 €, dont 40.000 € avec sursis.
Confiscation des biens
En sanction complémentaire, le solde de leur entreprise a été confisqué, considéré comme juste récompense des faits commis. De plus, ils devront publier cette décision dans deux revues spécialisées, y compris celle de l’Office français de la biodiversité (OFB).
Des associations telles que la Sepant, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et une fédération de pêche se sont portées parties civiles et pourront percevoir entre 1.000 et 2.000 € pour préjudice moral. Lors d'une prochaine audience, la question du préjudice économique et de la remise en état des lieux sera abordée.







