Huit personnes, dont un membre du personnel de Disneyland Paris, sont en route vers la justice, soupçonnées d'avoir mis en place un système d'escroquerie complexe autour de la billetterie du parc d'attractions. D'après le parquet de Meaux, ces six hommes et deux femmes, âgés de 25 à 51 ans, font face à des accusations pour escroquerie et aide à l'entrée et à la circulation irrégulière d'un étranger en France. De plus, deux individus sont également poursuivis pour fourniture d'identité imaginaire.
Selon Xavier Delrieu, chef de l’office de lutte contre le trafic illicite de migrants (OLTIM), les suspects ont été interpellés un lundi matin. Ce réseau serait dirigé par deux personnes, l'une en situation irrégulière issue d'Inde, l'autre, d'origine sénégalaise, en situation régulière. L’enquête, qui a débuté début 2025, a mis à jour trois modes opératoires distincts.
Les malfaiteurs obtenaient des billets officiels à la sortie du parc pour les revendre à un tarif majoré. Ils profitaient aussi d'une faille dans le système leur permettant de revendre à plusieurs reprises des billets déjà validés, le tout en utilisant des informations internes fournies par l'employée complice qui a divulgué des secrets liés aux passages réservés aux employés.
Cette employée, âgée de 33 ans et employée depuis 2012, est accusée d'abus de confiance. L’enquête mérite d’être soulignée : des escroqueries similaires ont été révélées récémment dans d'autres institutions renommées telles que le musée du Louvre et le château de Versailles, illustrant un phénomène de fraude grandissant dans les lieux touristiques les plus fréquentés de France.
Des milliers d'euros par jour
Xavier Delrieu révèle que ces escroqueries, pratiquées presque quotidiennement depuis plusieurs années, généraient un profit avoisinant le millier d'euros par jour et par individu. Le procès est prévu pour juillet 2026, marquant une étape cruciale dans cette lutte contre la fraude.







