Des recherches réclamées depuis des années
Ce lundi 18 mai 2026, des fouilles ont été relancées dans le cimetière du tueur en série Émile Louis, dans l'Yonne, avec l'espoir désespéré de retrouver les dépouilles de victimes oubliées. La recherche ne se limite pas aux corps déjà connus, mais embrasse aussi l'éventualité d'une huitième victime, Marie Jeanne Ambroisine Coussin, dont les restes ont été découverts partiellement en 2018.
Émile Louis, décédé en prison en 2013, avait avoué avoir enterré sept jeunes femmes, dont les disparitions tragiques, survenues entre 1975 et 1979, avaient déjà choqué la France. La procureure de la République d’Auxerre, Marie-Denise Pichonnier, mentionne que ces fouilles sont un nouveau chapitre dans une saga de souffrance, où la quête de vérité reste sans relâche.
Un héritage tragique
Évoquant le souvenir des jeunes filles disparues, l'avocat Didier Seban, représentant les familles des victimes, souligne l'importance de rendre les corps aux familles : « On doit des corps à ces familles ». Pierre Monnoir, président de l’Association de Défense des Handicapés de l’Yonne, renchérit sur la nécessité de donner des réponses, estimant que la dette morale envers les familles est immense.
Les activités des fouilles
Les fouilles sont encadrées par des experts et sont prévues pour durer environ quinze jours. La zone a été soigneusement sélectionnée, bien qu'un voisin ait exprimé des doutes sur l'efficacité des recherches en raison de l'érosion par la rivière Serein. « Les corps ont pu être emportés par les eaux », reconnaît Seban.
Pourtant, l'espoir perdure. Jacques Ponce, fils de Mme Coussin, insiste pour que tous les lieux potentiels soient explorés : « Il serait bien de retrouver quelque chose pour les familles ». Les interventions précédentes n’avaient abouti qu’à la découverte de vêtements et d’un vélo, laissant un vide palpable dans le cœur des familles.
Un appel à la justice
Les fouilles actuelles sont les troisèmes entreprises dans cette région depuis 2024, mais le soutien du parquet pour de futures recherches sera crucial. Seban a exigé que la justice ne ferme pas la porte sur ces recherches « coûteuses », mais vitale pour les familles. L'enquête sur le passé de ces disparitions a révélé un fonctionnement défectueux au sein du système judiciaire français, une lacune que le ministère de la Justice a lui-même reconnu.
« Chaque avancée compte », conclut Seban, faisant écho aux rêves de justice et de vérité des familles des victimes. La recherche des restes des disparues se heurte à des défis, mais la détermination des proches demeure intacte.







