Plus de 20 000 passionnés de musique électronique, venus de tous horizons, se sont retrouvés près de Bourges, dans le Cher, pour une rave party non autorisée. Cet événement colossal, qui surprend les autorités, ne se déroule pas dans un champ habituel, mais sur un terrain militaire, ce qui en accroît les risques.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Un camping à perte de vue. Tentes et caravanes s'étendent sur des kilomètres. Ces 20 000 participants s’amusent durant plusieurs jours sur des rythmes électro, malgré l'interdiction. Selon un article de Le Monde, la rave est sous haute surveillance, avec 350 gendarmes mobilisés pour assurer la sécurité. Le site choisi, un ancien terrain militaire, présente des dangers considérables. "C'est un lieu où des essais d'artillerie ont eu lieu pendant 150 ans. Il est possible de tomber sur des munitions", met en garde Philippe Le Ming Surzur, préfet du Cher.
Une arrivée de festivaliers qui surprend
Les organisateurs de l'événement ont choisi ce lieu isolé dans le but de ne pas déranger les riverains. Les participants assurent respecter des consignes de sécurité. "Pas de creusage, pas de feu, des consignes élémentaires", rapportent plusieurs fêtards. L'un d'eux souligne la logique de leur choix : "Il vaut mieux utiliser un terrain militaire où l'on tire des obus, plutôt que d'incommoder un agriculteur qui vit honnêtement de son travail".
L’arrivée massive de ces festoyeurs a créé des embouteillages et a intrigué les habitants de Cornusse, un petit village de 250 âmes. Une riveraine s’étonne : "C'est écrit sur tous les panneaux militaires : 'défense d'entrer'. C'est un peu incroyable".
À ce jour, aucune évacuation n'est envisagée. Les participants encourent une amende de 1 500 euros, tandis que les organisateurs risquent jusqu'à six mois de prison et 30 000 euros d'amende, rapporte France Info.







