Entre 8 000 et 10 000 fervents de musique électronique se sont regroupés sur un ancien terrain de tir militaire dans le Cher pour un rassemblement illégal. Malgré les avertissements des autorités concernant les dangers potentiels liés aux munitions et à la pollution, la fête se poursuit, encouragée par une ambiance festive et sous l'œil vigilant des forces de l'ordre.
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Rassemblement illégal de 8 à 10 000 personnes dans une ambiance électrique, en dépit d'une préfecture qui maintient fermement sa position contre l'événement. Depuis le 1er mai, le terrain est engorgé par des festivaliers arrivant de toute la France.
Un rassemblement interdit et jugé dangereux
La préfecture du Cher, alarmée par la situation, a déployé un important dispositif de gendarmerie pour encadrer les festivités. L'emplacement choisi, un ancien site militaire, suscite de vives inquiétudes ; des résidus de munitions pourraient y être présents. Dans un communiqué, la préfecture a déclaré : "Des secteurs susceptibles d'être pollués par des résidus de tir de munitions militaires peuvent mettre en péril la sécurité et la santé des personnes, avec des risques d'explosion à la clé."
Les riverains se déclarent inquiets et critiquent l'inconscience des participants. Une habitante a déclaré : "Prendre une simple photo est réprimé, mais rassembler autant de personnes sur un terrain comme celui-ci, c'est aller trop loin." La préfecture anticipe jusqu'à 30 000 participants durant le week-end, une perspective qui accroit les préoccupations locales.
Notons que depuis avril, la loi sur les rassemblements non autorisés a été renforcée. Les participants risquent une amende de 1 500 euros, tandis que les organisateurs sont menacés de six mois de prison et d'une amende pouvant atteindre 30 000 euros, selon des informations relayées par Le Monde.







