Ce vendredi 1er mai, des milliers de personnes se sont regroupées aux premières heures de la matinée près de Bourges pour une free party controversée sur un site militaire potentiellement dangereux. Selon l'AFP, le préfet du Cher a signalé que le terrain en question est susceptible de contenir des munitions non explosées, rendant l'événement particulièrement risqué.
A 9 heures, 2.300 véhicules avaient déjà été recensés, soit environ 8.000 participants, sur le Polygone, un champ de tir de la Délégation générale à l'armement, comme l'indique Philippe Le Moing Surzur. Les organisateurs, via un contact indirect, estiment le public total à environ 30.000 personnes.
Les participants ont commencé à s'installer dès 5 heures sur ce terrain situé à Cornusse. Le préfet a exprimé ses inquiétudes en affirmant : "Ils n'auraient pas pu choisir pire". Il a exhorté les teufeurs à se garder de faire des feux, de creuser ou de ramasser quoi que ce soit sur le sol.
Un centre opérationnel pour gérer les risques
En réponse à cette situation potentiellement explosive, la préfecture a ouvert un centre opérationnel afin de coordonner les secours face à d'éventuelles urgences telles que des incendies ou des explosions. Dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux, présentée sous forme de faux arrêté préfectoral, les organisateurs du Teknival de Bourges expliquent leur démarche comme une protestation contre une proposition de loi visant à renforcer la répression des rave-parties non déclarées ou interdites, adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale le 9 avril, et actuellement en cours d'examen au Sénat.
Le premier Teknival a eu lieu en France en 1993 près de Beauvais et s'est depuis diversifié, se tenant régulièrement dans des lieux tenus secrets jusqu'à la dernière minute.







