La procureure de la République, Catherine Sorita-Minard, a annoncé le 22 avril 2026, que l'enquête initiée suite à des signalements de bizutage et de violences sexuelles au sein de la faculté de médecine de Tours a été classée sans suite.
Treize mois d'investigation n'ont pas abouti à des poursuites pénales dans le cadre de l'affaire liée à des comportements inappropriés durant les soirées estudiantines de 2023 et 2024. Cette affaire, révélée par La Nouvelle République et rapportée par France 2, illustre des pratiques de bizutage condamné par la loi depuis 1998.
Selon la magistrate, le classement sans suite résulte de l'impossibilité d'identifier des témoins, renforcé par le faible nombre de plaintes reçues concernant des actes si graves.
Des pratiques alarmantes révélées
La direction de l'université a recensé de nombreux cas de bizutage et d'actes dégradants ayant eu lieu lors de soirées entre octobre 2023 et septembre 2024. Philippe Roingeard, président de l'université, a exprimé son indignation face à des agissements tels que des « rapports oraux », qualifiés par certains experts de possibles viols.
En réponse à ces événements, le conseil disciplinaire a puni sévèrement seize étudiants en médecine et en odontologie fin mars 2026, avec des exclusions allant de six mois à deux ans pour leurs comportements inappropriés et atteintes à l'image de l'établissement.
Cette situation soulève des questions sur le climat dans les facultés de médecine en France. Selon une étude récente, ces pratiques de bizutage pourraient être plus répandues qu’on ne le pense, et les réactions insuffisantes face à de tels événements pourraient créer un environnement vulnérable pour les étudiants.
R.H, avec J.Co.Lire aussi







