Ce samedi, l'OTRE a fait savoir que les mesures proposées par le gouvernement, soit un soutien de 20 centimes d'euros par litre pour les TPE et PME, sont considérées comme "pas à la hauteur" des défis auxquels les transporteurs font face. Malgré une reconnaissance de ce qu'elle appelle une "avancée significative", l'OTRE insiste sur la nécessité d'une aide plus conséquente.
Dans un communiqué, l'organisation note que l'aide de 50 millions d'euros annoncée ne reflète pas la gravité de la situation actuelle. Pour exemple, en 2022, l'enveloppe s'élevait à 400 millions d'euros, un montant que beaucoup estiment nécessaire pour véritablement contribuer à la survie du secteur. "Cette aide apparaît donc très largement sous-dimensionnée", affirme-t-elle.
L'OTRE insiste sur le fait que l'acceptabilité de ces mesures dépend de leur rapidité d'exécution. "Pour nous, les transporteurs, il est impératif que les aides soient versées immédiatement, avec des conditions simples et accessibles à toutes les entreprises du secteur", a déclaré un porte-parole de l’organisation.
Avec cette aide globale qui couvre également les secteurs de la pêche et de l'agriculture, la situation reste qui plus est préoccupante. Les chauffeurs routiers se mobilisent. Samedi, des manifestations ont eu lieu sur l'A7 près de Lyon pour exprimer leur mécontentement face à l'augmentation continuelle des prix des carburants, appelant à des actions beaucoup plus fortes de l'État.
Face à cette agitation, le gouvernement se retrouve dans une position délicate. Les attentes des transporteurs pourraient déterminer la stabilité de nombreux emplois dans le secteur, jugé vital pour l'économie française. Alors que le coût de la vie augmente, la pression monte sur le gouvernement pour qu'il reconsidère ses aides et agisse rapidement. Pour l’OTRE, le temps presse, et les conséquences d’une inaction pourraient être catastrophiques.







