Le Vietnam, durement touché par la crise pétrolière liée au conflit au Moyen-Orient, a annoncé une baisse spectaculaire de 25% sur le prix de l'essence. Cette décision, prise ce vendredi, résulte de la suspension d'une taxe environnementale qui avait été en vigueur.
Avec cette mesure, le prix du sans plomb 95 a chuté de 26,17%, tandis que celui du gazole a diminué de 15,42%, selon les données fournies par le ministère du Commerce. Le gouvernement vietnamien, qui fait face à des prix de l'essence plus élevés qu’avant le conflit en Iran, s’efforce de stabiliser le marché interne.
"À compter du 26 mars 2026, la fiscalité environnementale sur l'essence et le diesel sera de 0 VND par litre," a déclaré le gouvernement dans un communiqué.
Le pays a déjà ajusté ses prix de carburants en milieu de semaine dernière, alors que les coûts avaient plus que doublé depuis le début des hostilités. En outre, le Vietnam a supprimé les droits de douane sur plusieurs importations de produits pétroliers pour mieux réguler son marché. Cette initiative vise à prévenir les pénuries et à contenir la flambée des prix.
Pour soutenir ces efforts, le gouvernement vietnamien s'est tourné vers plusieurs partenaires internationaux pour des échanges de carburant, notamment le Qatar, le Koweït, l'Algérie et le Japon. Il a récemment conclu un accord avec la Russie pour des collaborations dans la production pétrolière. Par ailleurs, le Vietnam prévoit de transitionner vers une essence mélangée à de l’éthanol afin de réduire sa dépendance aux combustibles fossiles.
Face à la panique des consommateurs, le gouvernement utilise son fonds de 200 milliards de dollars, alimenté par les distributeurs de carburant, pour dissuader les ruées vers les stations-service. Cette stratégie a été mise en œuvre pour maîtriser les comportements de consommation et éviter une explosion des prix, qui semble désormais inévitable.







