Le déficit public de la France a affiché une réduction inattendue en 2025, s'établissant à 5,1 % du produit intérieur brut (PIB), contre une prévision initiale de 5,4 %. Ces chiffres, publiés par l’Insee, témoignent d’une amélioration notable dans les finances nationales.
David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, a annoncé sur TF1 que cette tendance est « une bonne nouvelle ». Il a précisé : « Chaque point de déficit en moins représente de l'argent non emprunté. Ces efforts collectifs commencent à porter leurs fruits. Cependant, 5,1 % reste un niveau excessif et il est crucial de poursuivre la réduction des dépenses publiques. »
Cette baisse de 0,7 point par rapport à 2024 résulte d’un accroissement des recettes fiscales, notamment dû à la hausse des impôts. L’Institut national de la statistique a indiqué que ces recettes « accélèrent » en raison de l’augmentation des impôts sur le revenu et le patrimoine, qui devraient progresser de 6,6 % en 2025.
Les recettes accélèrent en 2025
La dette publique a également diminué, atteignant 115,6 % du PIB à la fin de 2025, soit une amélioration de 1,6 point par rapport à septembre. Le gouvernement vise un objectif de déficit d'environ 5 % du PIB pour 2026, un but qui pourrait être compromis par la guerre au Moyen-Orient, qui menace d’impact sur la croissance économique.
Les prévisions de l’Insee pour 2025 soulignent une hausse des recettes de 3,9 %, après une progression de 3,2 % en 2024. En revanche, les dépenses devraient augmenter seulement de 2,5 %, après avoir crû de 4,0 % l'année précédente. Bien que la croissance des dépenses reste légèrement supérieure à celle du PIB, ses proportions en volume sont limitées à une augmentation de 0,9 %.
Un ajustement du déficit est jugé crucial par les experts pour maîtriser la montée de la dette publique de la France, qui a augmenté pour atteindre 3 460,5 milliards d'euros à la fin de 2025, en baisse par rapport à 3 484,1 milliards à la fin de septembre, selon des informations rapportées par Le Parisien.







