Le développement des nouveaux réacteurs nucléaires EPR2 en France nécessite l'approbation de la Commission européenne, qui s'apprête à enquêter sur les aides d'État fournies à EDF. Un rapport de l'AFP souligne que cette enquête pourra avoir des conséquences significatives sur l'avenir du projet, dont le coût total est estimé à 72,8 milliards d'euros.
Paris craint un retard dans le lancement de ce programme ambitieux, qui prévoit la construction de six réacteurs répartis entre Penly, Gravelines et Bugey, avec un premier réacteur prévu pour être opérationnel d'ici 2038. L'enquête doit déterminer si le soutien de l'État français est conforme aux règles de concurrence de l'UE, une démarche jugée normale par le ministre de l'Economie, Roland Lescure, qui a indiqué que le gouvernement maintient une pression sur la Commission pour accélérer le processus.
Bercy s'attend à une réponse rapide
Selon des sources gouvernementales, le ministère espère obtenir des réponses d'ici fin 2026, et les discussions avec la Commission se déroulent dans un climat positif. La Commission examinera le mécanisme du « contrat sur différence » qui permettrait à EDF de garantir des prix de vente d'électricité stables, en ligne avec un modèle déjà éprouvé en République tchèque.
"On a mis un peu de pression à la Commission pour que ça arrive vite", a déclaré Roland Lescure, ajoutant que l'accélération de l'enquête est essentielle pour la continuité du financement.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a récemment exprimé un soutien croissant envers l'énergie nucléaire en Europe, rejoignant ainsi la position de la France sur ce sujet clé. Cependant, la division au sein de l'UE persiste, certains pays plaidant pour un passage massif aux énergies renouvelables pour sortir de la dépendance aux combustibles fossiles.







