Guillaume Faury, le directeur général d'Airbus, a invoqué la nécessité d'une vigilance accrue parmi ses 160 000 employés en raison d'une instabilité géopolitique mondiale marquée en ce début d'année 2026. Dans une note interne, il a évoqué les tensions commerciales persistantes entre les États-Unis et la Chine, des enjeux qui compliquent la logistique et les finances de l'avionneur européen. Bien que les objectifs de livraisons aient été abaissés et que les problèmes d'approvisionnement en moteurs persistent, le groupe reste déterminé à atteindre ses ambitions.
Selon Reuters, Faury a alerté les employés sur la nécessité d'une adaptation face aux nouveaux risques géopolitiques, mentionnant les « dommages significatifs » subis en raison du protectionnisme américain et des tensions avec la Chine.
Vers une vigilance accrue face aux tensions
Faury a déclaré : « Le paysage industriel dans lequel nous évoluons est semé d’embûches, aggravées par la confrontation entre les États-Unis et la Chine. »
Dans ce contexte, Airbus a refusé de commenter les aspects détaillés de ses communications internes, mais cette note intervient alors que des frictions subsistent au sein des alliances, notamment sur le rôle de l’OTAN et des préoccupations concernant le Groenland. Il est à noter qu'Airbus est un acteur clé dans la fourniture de matériel de défense en Europe.
Les pressions commerciales en cours, notamment l’application de droits de douane par Washington, ont déjà « causé des dommages collatéraux significatifs » par le passé. En avril dernier, des restrictions concernant les exportations de terres rares ont été mises en place par les États-Unis, impactant ainsi la chaîne d'approvisionnement d'Airbus.
Des résultats encourageants pour 2025
Malgré ces défis, le secteur aéronautique a bénéficié d’un allègement partiel des droits de douane américains, comme rapporté par Midilibre. Guillaume Faury a été élogieux envers les 160 000 salariés pour les « bons résultats » obtenus en 2025, sans toutefois détailler ces succès. Les résultats financiers d'Airbus seront annoncés le 19 février prochain.
Faury a affirmé que la branche Airbus Defence and Space est désormais sur des bases « beaucoup plus solides » grâce à une restructuration approfondie, tandis qu'Airbus Helicopters affiche une performance « remarquablement constante ».
Retour sur le rappel d'appareils
Concernant la qualité industrielle, Faury a souligné qu’il est « impératif » pour Airbus d'apprendre des leçons issues de son plus important rappel en novembre, lors duquel un bug critique avait conduit au rappel de 6 000 A320.
Peu après, l'avionneur a dû réajuster à la baisse ses objectifs de livraisons, ceci en raison de défauts touchant des panneaux de fuselage, tout en restant confiant sur ses objectifs financiers, partiellement soutenus par un plan de réduction des coûts. « Nous devons être plus rigoureux dans la gestion de nos systèmes et de nos produits de manière générale, » a conclu Guillaume Faury.







