Censée améliorer le service aux usagers, la RATP se lance dans une expérimentation controversée qui verra l'arrivée, dès février, de QR Codes dans six gares du RER B. Ce projet, jugé par certains comme un pas vers la déshumanisation des services publics, suscite de vives réactions.
« La déshumanisation des gares doit cesser », clame le groupe de la Gauche communiste et écologiste, tandis que la CGT RATP a exprimé son indignation face à ce qu'ils considèrent comme un remplacement potentiel des agents par des QR Codes. Cette initiative pourrait, selon ces élus et le syndicat, nuire clairement à la sécurité des biens et des personnes, comme rapporté par Le Figaro.
Appelée LIVA, cette expérimentation vise à faciliter l'interaction entre les usagers et les agents de la ligne B via des QR Codes, permettant un contact visuel, audio ou par messagerie instantanée. Les agents seront, toutefois, situés au Centre de surveillance à Saint-Michel-Notre-Dame. Cette organisation soulève des inquiétudes quant à une possible réduction de la présence humaine dans les gares, particulièrement dans celles à faible affluence où l'interaction directe peut s'avérer cruciale en cas d'urgence, comme le souligne Céline Malaisé, conseillère régionale communiste.
La RATP, en réponse aux critiques, affirme que cette expérimentation ne remplace pas la nécessité d'une présence humaine. Bien que des agents demeurent théoriquement disponibles, la question reste de savoir si cela suffira à rassurer les usagers, certains craignant pour leur sécurité dans un contexte où les incidents isolés peuvent poser de véritables problèmes.
Également, cette démarche est perçue comme révélatrice d'une tendance plus large visant à réduire le personnel dans les transports, comme le montrent des cas similaires dans le RER A, où le nombre d'agents présents en soirée a été diminué. Les opposants à cette politique jugent cette stratégie « incompréhensible », arguant que la présence humaine est essentielle pour lutter contre un sentiment croissant d'insécurité parmi les usagers.
Experts et élus s'interrogent : ces changements sont-ils vraiment motivés par une volonté d'innovation ou répondent-ils simplement à des impératifs financiers imposés par Île-de-France Mobilités ? Quelles que soient les motivations, la nécessité d'assurer une sécurité optimale et une meilleure accessibilité pour tous les usagers demeure primordiale dans cette transition technologique.







