Gestion du foncier, recrutements, mobilités… les défis du développement économique sont nombreux. Stéphane Baudu, vice-président d’Agglopolys, expose sa feuille de route.
La prise en charge des enjeux économiques au sein de l’agglomération blésoise n’est pas une nouveauté pour Stéphane Baudu, qui avait déjà exercé cette responsabilité en 2006. « J'avais exprimé mon désir de me recentrer sur le terrain pour ce nouveau mandat, » confie le maire de La Chaussée-Saint-Victor.
Il s’est montré enthousiaste lorsque Christophe Degruelle lui a proposé le poste de vice-président en charge des relations avec les entreprises et de la stratégie économique, incluant l’économie sociale et solidaire.
Une approche proactive envers les entreprises
« À ce poste, il est essentiel d'avoir une vision d'ensemble de notre territoire, » précise-t-il. « Je collabore avec mes collègues sur des sujets transversaux tels que l'enseignement supérieur, le commerce, le tourisme et l'agriculture. Le développement économique est notre priorité, car il influence directement nos ressources fiscales et la création d'emplois. »
La philosophie d'Agglopolys à l'égard des entreprises est en plein changement. « Il est impératif de repenser notre manière d'utiliser le foncier, en étudiant notamment le potentiel des friches. Nous devons accompagner les entreprises tout au long de leur cycle de vie en intégrant des dimensions environnementales, en adaptant le foncier à leurs besoins réels, et en tenant compte de la gestion des déchets et de l'impact sur l'eau. » Les enjeux liés aux recrutements et à la formation sont également cruciaux. Baudu évoque notamment la cantine Poulain comme un outil clé pour anticiper les innovations et expérimentations dans ce domaine.
Une enquête sur la mobilité à venir
La question des mobilités est également au cœur des préoccupations. Agglopolys prévoit de lancer, cet automne, une enquête sur les déplacements des salariés autour de Blois, qui alimentera le cahier des charges de la délégation de service public pour les transports. « Actuellement, la voiture reste le moyen de transport le plus utilisé, mais nous devons développer des alternatives pour les dix prochaines années, notamment en repensant l'organisation des giratoires. »
Le climat incertain, marqué par des tensions internationales, suscite des inquiétudes chez l’élu. « La fréquentation de nos commerces et restaurants diminue, et nous avons vraiment besoin d'inverser cette tendance. »







