Plus de 2,6 millions de véhicules d'occasion ont changé de propriétaire durant les 6 premiers mois de 2026. Selon un rapport d'Autoscout24, malgré une baisse de 4,1% comparé à 2025, le marché de l'occasion demeure fort, représentant deux véhicules d'occasion pour un véhicule neuf vendu.
Bien que le diesel conserve 41% des ventes de juin, avec un recul de 12%, les Français se tournent de plus en plus vers des motorisations alternatives. Les véhicules hybrides et électriques prennent de l'ampleur, avec le 100% électrique augmentant de 73% par rapport à l'année précédente.
Les hybrides et l'électrique en forte progression
L'engouement pour les motorisations électrifiées est manifeste. En juin, un véhicule d'occasion sur cinq vendu était soit hybride soit électrique. Les ventes de véhicules 100% électriques ont atteint 23.332 unités, atteignant ainsi 5% de parts de marché.
Steven Caron, expert automobile, souligne que l'hybride classique, représentant 12% des ventes d'occasion en juin, témoigne également de cette tendance, avec une hausse de 31,5% en volumes.
Des marques chinoises de plus en plus présentes
Les marques chinoises telles que MG Motor et BYD connaissent une ascension significative, enregistrant une part de marché de 0,77%, doublée par rapport à l'année dernière. Bien que les volumes restent modestes, leur croissance est encourageante pour le marché.
Un marché à deux vitesses et des prix en baisse
Le marché de l'occasion se divise entre les modèles récents et les plus anciens : ceux de plus de 16 ans progressent constamment, représentant 28% des ventes totales depuis le début de l'année. Cette polarisation du marché illustre bien le poids des contraintes budgétaires, comme l'a fait remarquer Vincent Hancart, directeur d'Autoscout24.
"Le segment des véhicules de plus de 16 ans est représentatif des priorités des ménages, l'achat d'une voiture reste avant tout une question économique," note Hancart.
Pour les ménages, une note d'espoir se présente : le prix moyen d'un véhicule d'occasion a chuté à 29.329 euros, soit une baisse de 7,6% sur un an. Hancart anticipe que cette normalisation des prix pourrait dynamiser le marché durant le second semestre.







