Dimanche dernier, à Berne, une intervention policière a fait couler beaucoup d’encre après qu’une femme transgenre ait été évacuée d’un espace naturiste réservé aux femmes à la piscine de Marzili. Cette situation a entraîné une polémique considérable, et la municipalité n’a pas tardé à reconnaître ses erreurs le lendemain.
Selon 20 Minutes, la décision de faire appel à la police est survenue après que plusieurs baigneuses s’étaient plaintes de la présence de cette femme. Après son refus de quitter les lieux, six agents auraient maîtrisé la baigneuse au sol avant de la menotter. Une proche a dénoncé une violence transphobe, évoquant des hématomes importants sur le corps de la victime.
Réaction des autorités
Dans un communiqué, la Ville de Berne a reconnu une mauvaise appréciation de la situation, affirmant que cette décision était la mauvaise. Les autorités ont présenté leurs excuses à la victime et ont rappelé que, selon la législation en vigueur, la femme était autorisée à accéder à cet espace, le sexe inscrit à l’état civil étant le critère de référence. Des erreurs de jugement de la part des forces de l’ordre sont donc mises en lumière.
Indignation des associations LGBT+
Ce cas a suscité une vaste indignation parmi les associations de défense des droits LGBT+, qui ont qualifié cette intervention de honteuse. Elles appellent maintenant à une meilleure formation des agents de sécurité et des forces de l’ordre afin d’éviter que des incidents similaires ne se reproduisent à l’avenir. Des figures emblématiques du mouvement LGBT+ en Suisse, comme celles de l’association Stop Homophobie, ont également exprimé leur soutien à la victime, soulignant la nécessité de protéger les droits des personnes transgenres dans tous les domaines de la vie quotidienne.







