Entre 34 et 42 milliards de dollars. C'est le montant estimé par le Center for Strategic and International Studies (CSIS), qui suggère que ces chiffres pourraient ne pas couvrir tous les aspects, comme la flambée des prix du pétrole impactant l’économie mondiale. Une facture qui pourrait encore s'alourdir.
Le conflit a impliqué un déploiement massif d'effectifs américains, mobilisant des milliers de Marines et une flotte impressionnante dont le porte-avions USS Gerald R. Ford, qui, depuis le 24 juin 2025, a été engagé dans la mission. Cette mobilisation n'a pas été vue depuis l'invasion de l'Irak en 2003, mais le coût logistique est limité à 170 millions de dollars, les dépenses étant déjà intégrées au budget de l'année suivante.
26 milliards de dollars en seulement 5 jours
La majeure partie des dépenses provient des munitions fondues dans un feu d'action durant les cinq premiers jours de combat. Plus de 26 milliards de dollars ont été engagés, correspondant à l'utilisation intensive de missiles, dont plus de 1.000 Tomahawk, coûtant environ 3 milliards de dollars.
D'autres munitions comme le JASSM ont également été déployées, 1.100 missiles ayant coûté près de 2,3 milliards de dollars. Les dépenses liées aux missiles Patriot ont été évaluées entre 5 et 7 milliards de dollars, un budget largement sous-estimé selon le CSIS, requérant un réapprovisionnement stratégique des stocks.
Changement d'approche budgétaire
Alors que les frappes de missiles iraniens ont diminué de manière significative, le Pentagone a ajusté son approche, se concentrant sur des munitions plus accessibles, entraînant une baisse des coûts durant le cessez-le-feu.
De plus, l'analyse des pertes matérielles, dont des aéronefs à hauteur de 1,7 à 3,5 milliards de dollars, vient complexifier l'analyse budgétaire. Les atteintes infligées aux bases américaines dans la région sont également préoccupantes, avec des dommages évalués entre 4 et 9 milliards de dollars.
Les défauts de ciblage très précis observés lors des attaques soulèvent des interrogations sur l'appui technique potentiel que l'Iran a pu recevoir de pays comme la Russie ou la Chine. Cela pourrait avoir joué un rôle crucial dans la vitesse et l'efficacité des frappes.
Pour conclure, le nombre de militaires blessés s'élève à 400, avec des implications financières futures dues à leur vieillissement et aux soins nécessaires. Les dépenses liées aux prestations d’invalidité, bien que moindres comparativement aux anciens conflits, ajoutent encore à cette facture.
Au regard des coûts, certains experts, comme ceux de l’Université Brown, estiment même que les dépenses pourraient atteindre des sommets vertigineux de 1.000 milliards de dollars si tous les aspects sont pris en compte. Ce conflit, qui de surcroît aurait pu être bref, se transforme en un véritable casse-tête financier pour les États-Unis.







