La société Kéléo Solutions, spécialisée en développement de logiciels sur mesure, célèbre cette année son dixième anniversaire. Son cofondateur, Valentin Cunci, partage ses réflexions sur l'évolution du secteur et l’essor de l’intelligence artificielle dans le domaine médical.
En France, la pénurie de dermatologues et les délais d'attente de plus en plus longs incitent les entreprises à repenser le parcours de soin. La startup toulousaine Pixience, fondée en 2012, initialement axée sur la dermo-cosmétique avec les laboratoires Pierre Fabre, s’est récemment recentrée vers des solutions médicales. Elle conçoit des dispositifs d'imagerie couplés à des logiciels d’analyse, notamment propulsés par l’intelligence artificielle, afin de faciliter le dépistage et le suivi des lésions cutanées.
ICI Occitanie : Vous avez évolué d'un secteur cosmétique vers des applications médicales. En quoi consiste votre technologie ?
Selon Sébastien Mangeruca, PDG de Pixience, « notre approche repose sur deux outils majeurs : l'un cartographie le corps grâce à des appareils photo, tandis que l'autre, un vidéodermoscope appelé C-Cube, capture des images haute définition des grains de beauté. »
Contrairement à une machine à scanner, le processus se déroule en cabinet. Le patient est photographié sous plusieurs angles, et le dermatologue peut ensuite se concentrer sur des observations précises pour décider de la marche à suivre.
Quelle valeur ajoutée pour les dermatologues ?
Cette technologie répond à un besoin croissant. Avec un nombre de dermatologues en baisse et une demande en hausse, ces outils permettent aux médecins de déléguer les tâches de prise d'image, leur laissant le temps d'analyser les résultats. Cela optimise le temps de consultation et améliore l'expérience du patient.
En ce qui concerne l'impact de l’intelligence artificielle, Mangeruca rassure : « L’IA ne se substitue pas au professionnel, mais l’accompagne. Elle aide à standardiser les images pour déceler les évolutions entre deux consultations, facilitant ainsi le travail du médecin. »
Ces équipements, bien qu'investissant entre 16 000 et 80 000 euros, se révèlent financièrement viables grâce à leur capacité à optimiser l'organisation du cabinet. Ils permettent des mensualités intéressantes, généralement en crédit-bail.
Quel avenir pour ces technologies à Toulouse ?
Selon Mangeruca, « ces dispositifs commencent à s’établir dans de nombreux cabinets, et Toulouse en est un bon exemple. »
Alors que la médecine se transforme, des acteurs locaux comme Kéléo et Pixience démontrent que l’innovation et la technologie peuvent résoudre des problèmes bien réels dans le secteur de la santé.







