L'ancien directeur de Duralex conteste son licenciement jugé arbitraire

François Marciano et son fils dénoncent des licenciements sans fondement tangible.
L'ancien directeur de Duralex conteste son licenciement jugé arbitraire
François Marciano, à l’usine de Duralex, à La Chapelle-Saint-Mesmin, le 2 septembre 2024. © (Photo archives NR, Léo Berry)

François Marciano et son fils, après leur départ surprenant de Duralex, vont engager une procédure juridique pour contester leurs licenciements, comme l'a indiqué leur avocat le 3 juin.

L’ancien directeur général de Duralex, François Marciano, reconnu pour son rôle dans la transformation de l'entreprise en coopérative, et son fils Antoine, désormais ancien directeur financier, prévoient de contester leur licenciement devant les prud’hommes, selon les déclarations de leur avocat, Me Pierre Lalanne. « Nous engagerons deux procédures devant le conseil des prud’hommes et, dans un second temps, une action au tribunal de commerce,» a-t-il précisé.

À mi-avril, François Marciano a quitté Duralex, une entreprise qui traverse des difficultés financières et qui depuis, a été placée en redressement judiciaire. Il a été remplacé par Peggy Sadier, l'ancienne directrice marketing, qui a commenté ce changement comme un « départ à la retraite prévu à la fin du mois».

Un licenciement contesté à la hâte

Les circonstances de leur départ sont décrites comme « totalement absurdes», selon l’avocat de François Marciano. Selon lui, son client a été « mis à pied» et informé de son licenciement « en trois minutes» à la fin avril, un traitement qui a également touché Antoine. Ce licenciement serait une sanction « pour faute grave», mais sans fondement, réfuté par leur avocat qui souligne l’absence de preuves tangibles.

Le licenciement de cette paire, détaillé par Me Lalanne, s’inscrit selon lui dans une « logique» obscure que seuls les dirigeants de l’entreprise semblent comprendre. « Ils n’ont aucun lien avec les difficultés économiques ou les supposées erreurs de gestion relatées dans les médias,» a-t-il ajouté. Des sources internes insinuent que le rendement d'Antoine Marciano en tant que directeur financier n'était pas probant.

Fondée en 1945, Duralex est célèbre pour ses verres incassables et traverse une période difficile, marquée par son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années. Environ 60 % des 243 employés de l'usine, située à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, ont choisi d'investir dans la coopérative, témoignant de l'engagement des salariés envers l'avenir de l'entreprise.

Lire aussi

Des virologues dans la tourmente : tentative d'importation du mpox aux États-Unis
Deux virologues accusés d'avoir tenté d'importer le mpox aux États-Unis, suscitant des inquiétudes sur la santé publique. Découvrez les détails de cette affaire troublante.
14h39
L'ombre du conflit : des drones ukrainiens frappent Saint-Pétersbourg lors du forum économique
Des drones ukrainiens ont endommagé des infrastructures à Saint-Pétersbourg, perturbant le forum économique russe. Découvrez les détails de cette attaque et ses implications.
14h15
Danemark : un gouvernement paritaire pour un nouveau chapitre politique
La Première ministre danoise Mette Frederiksen présente un gouvernement novateur avec plus de femmes que d'hommes, marquant une avancée significative vers l'égalité des genres.
13h39
L'ancien directeur de Duralex conteste son licenciement jugé arbitraire
François Marciano, ancien directeur de Duralex, conteste son licenciement devant les prud’hommes, affirmant qu'il s'agit d'une décision sans fondement. Découvrez les détails de cette affaire.
13h12
Gaudí, architecte de Dieu et pilier du tourisme à Barcelone
Découvrez comment Antoni Gaudí, héros du tourisme à Barcelone, se rapproche de la béatification.
10h21
Des drones iraniens attaquent l'aéroport du Koweït : un acte de guerre choquant
Ce mercredi, l'aéroport international du Koweït a été frappé par des drones iraniens, causant plusieurs blessés et la suspension du trafic aérien. Décryptage d'une situation explosive.
09h18