François Marciano et son fils, après leur départ surprenant de Duralex, vont engager une procédure juridique pour contester leurs licenciements, comme l'a indiqué leur avocat le 3 juin.
L’ancien directeur général de Duralex, François Marciano, reconnu pour son rôle dans la transformation de l'entreprise en coopérative, et son fils Antoine, désormais ancien directeur financier, prévoient de contester leur licenciement devant les prud’hommes, selon les déclarations de leur avocat, Me Pierre Lalanne. « Nous engagerons deux procédures devant le conseil des prud’hommes et, dans un second temps, une action au tribunal de commerce,» a-t-il précisé.
À mi-avril, François Marciano a quitté Duralex, une entreprise qui traverse des difficultés financières et qui depuis, a été placée en redressement judiciaire. Il a été remplacé par Peggy Sadier, l'ancienne directrice marketing, qui a commenté ce changement comme un « départ à la retraite prévu à la fin du mois».
Un licenciement contesté à la hâte
Les circonstances de leur départ sont décrites comme « totalement absurdes», selon l’avocat de François Marciano. Selon lui, son client a été « mis à pied» et informé de son licenciement « en trois minutes» à la fin avril, un traitement qui a également touché Antoine. Ce licenciement serait une sanction « pour faute grave», mais sans fondement, réfuté par leur avocat qui souligne l’absence de preuves tangibles.
Le licenciement de cette paire, détaillé par Me Lalanne, s’inscrit selon lui dans une « logique» obscure que seuls les dirigeants de l’entreprise semblent comprendre. « Ils n’ont aucun lien avec les difficultés économiques ou les supposées erreurs de gestion relatées dans les médias,» a-t-il ajouté. Des sources internes insinuent que le rendement d'Antoine Marciano en tant que directeur financier n'était pas probant.
Fondée en 1945, Duralex est célèbre pour ses verres incassables et traverse une période difficile, marquée par son cinquième redressement judiciaire en une vingtaine d'années. Environ 60 % des 243 employés de l'usine, située à La Chapelle-Saint-Mesmin, près d'Orléans, ont choisi d'investir dans la coopérative, témoignant de l'engagement des salariés envers l'avenir de l'entreprise.







