La Première ministre danoise Mette Frederiksen a annoncé mercredi la formation de son nouveau gouvernement, marquant une première historique : il compte plus de femmes que d'hommes.
Après des semaines de pourparlers suite aux élections serrées du 24 mars, Mme Frederiksen a réussi à créer une coalition de centre-gauche, comprenant son propre parti, les sociaux-démocrates, ainsi que le Parti populaire socialiste SF, le Radikale Venstre et les Modérés.
Ce nouvel exécutif est le troisième mandat de Mme Frederiksen, en poste depuis 2019.
Lors de la cérémonie de présentation des ministres au roi Frederik X, elle a précisé : "C'est un gouvernement de 21 ministres où, pour la première fois dans l'histoire du Danemark, les femmes sont en majorité."
Parmi ces 21 ministres, 11 sont des femmes, et plusieurs noms familiers de l'ancien gouvernement apparaissent également sur la liste.
Lars Løkke Rasmussen, leader des Modérés et acteur clé lors des négociations post-électorales, conserve son poste au ministère des Affaires étrangères. Les observateurs politiques notent le choix de Mette Frederiksen d’assigner Peter Hummelgaard au ministère des Finances, en remplacement de Nicolai Wammen, qui devient ministre de la Justice.
Tous deux sont des candidats potentiels à la succession de Frederiksen au sein des sociaux-démocrates. Christine Cordsen, correspondante politique pour DR, déclare : "La promotion de Hummelgaard indique qu'il est le favori de Frederiksen."
Lors de ces élections, les sociaux-démocrates ont enregistré leur score le plus bas depuis 1903, tout en restant la première force du pays avec 38 sièges. Ni le bloc de gauche ni celui de droite n'a atteint la majorité, menant à un Parlement fragmenté.
Avec seulement 82 sièges pour les quatre partis de la coalition sur un total de 179, le nouveau gouvernement devra s'assurer le soutien d'autres formations pour faire passer ses propositions.







