Les températures grimpent, et nombreux sont ceux qui réfléchissent à troquer leur pantalon pour une tenue plus légère. Mais est-il raisonnable, et surtout légal, de se présenter au travail en short et tongs ?
Face aux hautes températures qui frappent notre région, on pourrait se demander si le port d’un pantacourt et de tongs est acceptable. Cela pourrait-il entraîner des répercussions sur notre emploi ?
Pour obtenir des éclaircissements, nous avons consulté Saber Zouggarh, président de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) pour le Languedoc-Roussillon.
Des responsabilités partagées
Il est fondamental de comprendre que l’employeur a l’obligation de "veiller au confort thermique de ses équipes", déclare Saber Zouggarh. Un décret du 27 mai 2025 souligne que l’employeur doit également fournir des équipements de protection afin de minimiser les effets de la chaleur sur ses salariés.
Par exemple, un employeur dans le secteur de la construction doit s’assurer que ses travailleurs en extérieur sont équipés de vêtements adaptés, tels que casquettes et t-shirts respirants.
"Une jurisprudence datant de 2008 a reconnu les tenues plus légères comme le débardeur et le pantalon en toile, tant qu'elles restent soignées et appropriées," ajoute-t-il. Toutefois, la "sécurité" et le "bon sens" doivent primer lors du choix du vêtement.
"Si un salarié se présente avec des tongs alors qu'il doit porter des chaussures de sécurité, la question de la chaleur devient secondaire ; c’est la sécurité qui est en jeu," met-il en garde.
Les règles internes pour tous
Les risques liés à la chaleur, et aux vêtements appropriés, sont explicitement abordés dans le Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels (DUERP), accessible aux salariés et aux partenaires sociaux. Les attentes en matière de code vestimentaire en période de chaleur sont souvent régies par le règlement intérieur de l’entreprise.
Peut-on être licencié pour avoir porté un short ? Saber Zouggarh souligne qu'il pourrait y avoir eu des contentieux, "mais je n'ai pas connaissance" de licenciements résultant d'une telle tenue.
"La loi permet d’adapter ses vêtements en cas de fortes chaleurs, tant que cela reste en lien avec les fonctions du salarié et que cela ne compromet pas sa sécurité," conclut-il. Tout repose donc sur le respect des règles établies.







