Le navire de croisière MV Hondius, où un foyer d’hantavirus a été identifié, a accosté dans la matinée du dimanche 10 mai 2026 à Tenerife, dans les Canaries. Plus d’une centaine de passagers et membres d’équipage sont évacués sous un dispositif de sécurité stricte.
Ce qu’il faut retenir
- Le MV Hondius, arrivé à 7 heures au port de Granadilla de Abona, est le théâtre d’un foyer d’hantavirus responsable de trois décès parmi six cas confirmés par l'OMS.
- Une évacuation des passagers et membres d’équipage commencera à 8 heures. Les ressortissants français seront rapatriés par vol sanitaire, tandis qu'une zone d’exclusion maritime est maintenue autour du navire.
- Les passagers, considérés comme "contacts à haut risque", seront soumis à un suivi sanitaire de 42 jours. L’hantavirus Andes, détecté à bord, présente des particularités de transmission d’homme à homme.
Arrivé ce dimanche 10 mai 2026 sur l'île espagnole de Tenerife, le MV Hondius est désormais le centre d’une situation sanitaire délicate. Plus d’une centaine de passagers et membres d’équipage doivent être évacués (source).
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), sur six cas confirmés d’infection, trois personnes ont perdu la vie dans ce qui est un incident sanitaire préoccupant. Le virus, bien que rare, peut causer un syndrome respiratoire aigu. Toutefois, l’OMS a insisté sur le fait que ces symptômes ne sont pas comparables à ceux du Covid-19.
Le MV Hondius, qui a quitté Ushuaïa le 1er avril, a accosté à 7 heures dans le petit port de Granadilla de Abona. Pour assurer la sécurité de tous, une partie de l’équipage demeurera à bord pendant que le bateau poursuivra sa route vers les Pays-Bas.
Sur place, la ministre espagnole de la Santé, Mónica García Gómez, a informé que tous les protocoles étaient en place pour gérer l’arrivée du navire en toute sécurité. Elle a confirmé qu’un test réalisé sur une patiente hospitalisée à Alicante était négatif pour l’hantavirus.
L’évacuation des passagers est prévue pour débuter à 8 heures du matin, d’après une communication de l’opérateur du navire, Oceanwide Expeditions. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a rassuré la population locale, affirmant que le risque pour eux était minime.
C’est quoi l’hantavirus ?
L’hantavirus se transmet principalement par contact avec des rongeurs infectés. Des analyses ont confirmé la présence de la souche Andes sur le navire, qui est capable de se transmettre d’homme à homme, avec un délai d’incubation pouvant aller jusqu’à six semaines.
Les autorités sanitaires internationales coordonnent leurs efforts pour retrouver les personnes ayant été en contact avec les cas posés à bord.
Masques FFP2 et surveillance
Tous les passagers du MV Hondius, bien qu’actuellement asymptomatiques, sont classifiés comme "contacts à haut risque". Ils seront sous surveillance pour une période de 42 jours, comme l’a précisé Maria Van Kerkhove, responsable des épidémies et pandémies à l’OMS.
Le gouvernement espagnol a affirmé que le plan d’évacuation garantissait l’absence de contact avec la population locale. Les passagers débarqueront progressivement, sans leurs bagages, avec les 14 Espagnols prioritaires, tous équipés de masques FFP2. Le ministre de l’Intérieur a évoqué une opération rapide et ordonnée.
Une fois sur la terre ferme, les passagers seront transférés vers l’aéroport de Tenerife-Sud pour un retour immédiat. Des zones d’exclusion maritime temporaires ont été mises en place autour du bateau, et des vols sont déjà prévus vers plusieurs pays.
Les Français rapatriés ce dimanche
Cinq Français présents à bord seront rapatriés vers leur pays par un vol sanitaire. Le gouvernement français s’est préparé à cette évacuation, et le Premier ministre a prévu une réunion pour faire le point sur la situation.
Un vol de l’armée espagnole est déjà à l’œuvre pour retourner les citoyens espagnols. De précédents passagers avaient été évacués vers l’Europe après des soins médicaux à Cap-Vert.
Une inquiétude légitime
Le directeur général de l’OMS a reconnu l’inquiétude compréhensible de la population locale concernant cet incident. Cependant, il a réitéré que le risque d’infection pour les habitants des Canaries demeurait faible, écartant les alarmes exagérées.
Les autorités des Canaries avaient, en amont, manifesté leur désapprobation de l’accostage du MV Hondius, malgré le calme relatif de la population sur cette question, selon des observations locales.







