La Chambre nationale des services ambulanciers (CNSA) appelle ce mercredi à une journée blanche, illustrant les difficultés économiques croissantes de ce secteur vital. Les ambulanciers ne réaliseront que les transports d’urgence vitale, entraînant l’annulation de nombreux trajets non urgents.
Selon la CNSA, "la profession est au bord de l'effondrement". De 9h à 20h, seules les missions d'urgence seront assurées, laissant de nombreux patients sans transport. Les ambulanciers ont été préalablement avertis des annulations de trajets, notamment pour les retours d'hôpital. Dans un communiqué, la CNSA a exprimé sa préoccupation face à la situation économique critique du secteur, prévue comme étant fortement suivie.
Des actions militantes, y compris des "opérations escargot" et des rassemblements de véhicules, sont également attendues dans plusieurs régions, telles que la Bourgogne-Franche-Comté, Auvergne, et Indre-et-Loire, où le soutien communautaire se manifestera par divers évènements symboliques.
150 entreprises en difficulté sévère
Au cœur de leurs revendications, les ambulanciers exigent l'établissement d'un fonds d'aide et des négociations avec l'Assurance-maladie pour une revalorisation de leurs tarifs. Actuellement, ils perçoivent 64 euros de l'heure, un montant jugé insuffisant face à l'inflation et à la hausse des coûts opérationnels. Selon Dominique Hunault, président de la CNSA, "ce tarif ne reflète pas la réalité, surtout quand on considère que le coût pour un mécanicien peut atteindre 90 à 100 euros de l'heure". Il souligne que les ambulanciers supportent également les frais supplémentaires de matériel, ce qui impacte encore plus leur situation financière.
La flambée des prix des carburants, aggravée par la situation géopolitique actuelle, n'a pas fait que compliquer la tâche. Au cours des six derniers mois, le nombre d'entreprises en difficulté a triplé. "Sur 5 000 entreprises dans le pays, environ 150 sont en procédure juridique", a-t-il ajouté, mettant en lumière la fragilité des services d'ambulance.
Le syndicat affirme qu'il manque 300 millions d'euros au secteur pour garantir des transports dans des conditions acceptables. En conclusion, la CNSA insiste sur la nécessité d’une prise de conscience collective pour éviter une crise sanitaire imminente que pourrait engendrer l'effondrement du secteur des ambulances.







