Dans un contexte mondial de hausse des prix de l'énergie, Frank Elderson, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), souligne l'importance cruciale d'une transition vers les énergies renouvelables. Sa mise en garde est claire : « Faire la transition maintenant ou payer cher plus tard ». Cela ne vise pas seulement à coller aux ambitions écologiques, mais aussi à assurer la stabilité économique du vieux continent.
Elderson exprime ses inquiétudes face à la dépendance énergétique croissante de l'Europe, qui complique considérablement la gestion de l'inflation, restée élevée en raison des tensions géopolitiques et de la guerre au Moyen-Orient. En mars, l'inflation dans la zone euro a grimpé à 2,5 %, un chiffre alarmant qui a poussé la BCE à revoir ses prévisions pour 2026, désormais fixées à 2,6 %.
Un investissement nécessaire et urgent
La BCE préconise d'investir massivement dans des sources d'énergie renouvelables locales, un investissement estimé à 660 milliards d'euros par an jusqu'en 2030 par la Commission européenne. Pourtant, Elderson avertit que « se concentrer uniquement sur ces coûts serait une grave erreur ». Ainsi, plutôt que de considérer cela comme une dépense, il suggère de l'analyser comme une substitution aux coûteuses importations de combustibles fossiles.
Il ajoute que la véritable question n'est pas de savoir si l'Europe peut financer cette transition, mais plutôt si elle peut prendre le risque de ne pas le faire. Le spectre d'une inflation galopante liée à la dépendance énergétique devrait inciter à agir rapidement, conclut Elderson, qui invite tous les acteurs politiques et économiques à prendre conscience de l'urgence de la situation.







