Depuis 2022, les prix du chocolat ont explosé, enregistrant une hausse de 36 % lorsque l'inflation générale n'atteint que 14 %. L'association de consommateurs UFC Que Choisir tire la sonnette d'alarme sur cette situation qui ne semble pas s'améliorer.
Alors que les familles se prépareront pour la traditionnelle chasse aux œufs en chocolat lors du Week-end de Pâques, les préoccupations sur les dépenses gagnent du terrain. En effet, l'UFC Que Choisir a annoncé le 1er avril que les prix des chocolats continuaient d'augmenter, enregistrant une hausse de 4 % comparé à l'année précédente.
« Cette année, la surprise ne viendra pas seulement de l'œuf en chocolat, mais aussi de la facture », confie l'association, qui constate un fort décalage entre la réalité des prix du cacao et ceux proposés aux consommateurs. De plus, elle souligne que les prix des chocolats ont grimpé de 36 % en quatre ans, ce qui suscite indignation.
Les marques qui connaissent les augmentations les plus notables comprennent Ferrero Rocher (+10 %), Milka (8 %), Lindt (+7 %) et Kinder (+7 %).
Une facture salée pour le chocolat
Il est à noter que de nombreux produits comme le Kinder Surprise affichent désormais des prix dépassant les 60 euros/kg. Cela représente une multiplication par six comparé à une tablette de chocolat de marque distributeur, un écart difficile à justifier avec le simple ajout d'un jouet en plastique dans l'œuf.
Ainsi, UFC Que Choisir rappelle que, bien que le prix du cacao ait connu une forte augmentation jusqu'en 2025, il a connu une chute d'un tiers, revenant à des niveaux antérieurs à la flambée. Toutefois, cette baisse n'a pas encore eu d'impact sur les prix de vente.
Le Syndicat du chocolat explique qu'il y a souvent un laps de temps considérable entre l'acquisition des fèves de cacao et leur disponibilité en magasin, soulignant que les matières premières ont été achetées au pic des prix.
Quant à une éventuelle baisse des prix, elle semble incertaine. Des pertubations dans les marchés du Ghana et de la Côte d'Ivoire, principales zones de production, éveillent des inquiétudes. Des producteurs ivoiriens ont même récemment évoqué la possibilité d'une grève.







