INFO LE PARISIEN. Un jeune élève du collège Pierre-Alviset, situé dans le Ve arrondissement de Paris, a sauté du deuxième étage de son établissement ce mercredi. L'incident a créé une onde de choc au sein de la communauté scolaire.
Les secours ont été alertés en matinée et se sont rapidement rendus sur les lieux, rue Monge. À leur arrivée, ils ont trouvé la victime au sol, où les sapeurs-pompiers lui prodiguaient les premiers soins. L'adolescent a ensuite été transféré en urgence absolue à l'hôpital Necker, bien que son pronostic vital ne soit pas engagé, selon des informations du rectorat et des pompiers.
Des élèves présents devant le collège au moment des faits ont rapporté un bruit fort. En se retournant, ils ont vu leur camarade au sol, sans avoir assisté à la chute elle-même. Des surveillants ont rapidement évacué les élèves à l'intérieur. Une fenêtre ouverte au deuxième étage, près d'un couloir menant à une salle de physique, a été remarquée par des camarades.
Une cellule de crise déployée
Les images des caméras de surveillance confirment que l’élève a sauté. Selon une source policière, la victime aurait exprimé des pensées suicidaires. Elle souffrirait de traumatismes au niveau du col du fémur, ainsi que de plusieurs blessures.
Les enseignants sur place ont affirmé n’avoir rien remarqué d'inhabituel concernant l’élève, qui ne semblait pas présenter de signes de détresse ni de harcèlement. La situation a incité le rectorat de Paris à mobiliser des équipes de soutien : un conseiller technique et des équipes mobiles ont été dépêchés sur place. La Cellule d’Urgence Médico-Psychiatrique (CUMP) a également été sollicitée pour assurer un suivi psychologique.
« Bien que l’établissement ne soit pas fermé, le déroulement des cours est perturbé par la gestion de cette situation », a précisé le rectorat. La famille de l'adolescent se trouve à ses côtés. Les autorités scolaires insistent sur le fait qu’elles ne disposent d'aucune information concernant les motivations ayant conduit à cet acte tragique et s'engagent à prioriser la prise en charge des élèves ayant été témoins de l'événement.
Source: Le Parisien







