Le thé vert est largement reconnu pour ses multiples bienfaits, allant de la prévention du diabète à des effets protecteurs contre certains cancers. Néanmoins, une étude récente publiée dans le Journal of Functional Foods met en lumière des effets potentiellement néfastes d'une consommation excessive de cette boisson. Les chercheurs de l'université de Californie, Irvine, ont observé des conséquences surprenantes sur des espèces de mouches, la drosophile, en intégrant des polyphénols de thé vert à leur régime alimentaire.
Impact sur le développement et la reproduction
Les expériences réalisées ont révélé que les larves exposées à des doses élevées de thé vert, environ 10 milligrammes, présentaient un développement plus lent. En conséquence, ces larves produisaient une descendance moins nombreuse et de taille réduite. D'autres effets notables incluent une sensibilité accrue à des facteurs stressants tels que la privation alimentaire et la chaleur, bien qu'une protection contre la déshydratation ait aussi été observée.
Répercussions sur la progéniture
Une attention particulière a été portée sur la descendance femelle de ces mouches, qui a démontré une diminution significative de sa capacité reproductive, ainsi qu'une réduction de 17 % de sa durée de vie. En revanche, les mâles n'ont pas montré de tels effets. Un autre facteur inquiétant est l'augmentation de l'apoptose (mort cellulaire) en raison de fortes doses de thé vert.
Le mot des chercheurs
Les experts avertissent que bien que le thé vert présente des avantages pour la santé à faibles doses, une consommation excessive pourrait engendrer des effets indésirables notables. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre ces implications, mais la modération semble être la clé. Ainsi, il est conseillé d'adopter une approche prudente dans la consommation de cette boisson prisée.







