Votre ami fait face à des difficultés financières et vous envisagez de l'aider ? Avant de prendre cette décision, il est essentiel d'adopter des mesures de précaution.
Les spécificités du prêt entre proches
Le prêt d'argent au sein d'un cercle familial ou amical est courant, car il est souvent plus informel que les prêts bancaires. Ce type de prêt est conclu directement entre deux personnes, sans l'intervention d'une institution financière. Les termes du prêt, tels que la durée et le montant, sont librement négociables.
Ce financement peut être destiné à divers usages, que ce soit l'achat d'un bien spécifique ou un besoin de trésorerie ponctuel.
Les règles fondamentales du prêt entre amis
Selon l'article 1359 du Code civil, la preuve d'un prêt d'un montant égal ou supérieur à 1500 euros doit impérativement être écrite. Ce document prouve la volonté de l'emprunteur de rembourser.
Il peut s'agir soit d'un contrat de prêt signé par les deux parties, soit d'une reconnaissance de dette signée uniquement par l'emprunteur. Dans le cas d'un contrat, il doit être rédigé en deux exemplaires et peut être notarié pour garantir son enregistrement. En revanche, une reconnaissance de dette peut être rédigée sur papier libre, mais doit contenir certaines mentions obligatoires, telles que le montant et la fréquence des remboursements.
Mesures à prendre avant de prêter de l'argent
Voici quelques recommandations pour éviter les conflits lors d'un prêt d'argent :
- Rédiger un document écrit : Cela constitue une protection pour le prêteur, surtout pour des sommes supérieures à 1500 euros.
- Enregistrement du prêt : Pour un montant important, envisagez d'enregistrer l'acte auprès des services fiscaux, bien que cela implique un coût.
- Dialogue ouvert : Discutez des raisons pour lesquelles votre ami ne demande pas un prêt auprès d'une banque. Cela peut vous aider à évaluer sa situation.
Prêter de l'argent à un proche peut mettre à l'épreuve la relation entre les deux parties. Il est donc crucial de bien réfléchir avant de faire ce geste et d'établir des conditions claires pour éviter toute ambiguïté. En cas de non-remboursement, aborder la situation avec compréhension et ouverte discussion est souvent la meilleure approche, mais gardez à l'esprit vos propres intérêts financiers.







