Après sa défaite aux élections municipales, l'ancien président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, a déclaré le 22 mars son intention d'intenter un recours en justice contre la réélection du maire Grégory Doucet. L'homme d'affaires accuse le scrutin de comporter "de nombreuses irrégularités".
Le résultat a été extrêmement serré avec Grégory Doucet remportant 50,67 % des voix contre 49,33 % pour Aulas. "Les médias et le maire sortant avaient anticipé un résultat plus large", a affirmé Aulas lors d'une déclaration à son QG de campagne. "Je prends acte du faible écart et souhaite exprimer mes réserves quant à la validité du résultat, en raison des nombreuses anomalies observées", a-t-il ajouté, sans toutefois fournir plus de détails.
En effet, Aulas a souligné que "nous ne savons pas encore qui a véritablement gagné Lyon", ce qui motive sa demande de recours. Dans une déclaration faite lors d'un déplacement en préfecture, il a précisé que les éléments nécessaires à la constitution du dossier n'étaient pas encore prêts mais qu'il agirait rapidement : "Aujourd'hui, demain, dans les heures qui suivent".
En réponse à ces accusations, Grégory Doucet a manifesté sa confiance dans l’intégrité du processus électoral, exprimant "une grande confiance dans les agents publics responsables de l'organisation des élections". "Je suis convaincu de la bonne conduite du scrutin et suis curieux de connaître les preuves avancées par mes opposants", a-t-il ajouté.
La députée de LFI, Anaïs Belouassa-Cherifi, a fait des remarques acerbes à l'égard d'Aulas, affirmant : "On doit accepter la défaite avec honneur. Ce que fait Aulas est tout le contraire". Cette situation souligne non seulement la tension politique à Lyon, mais aussi les enjeux et les perceptions concernant la fiabilité des élections dans un contexte de polarisation croissante.







