Les cartes Pokémon, objets de passion et de spéculation, sont désormais soumises à une imposition de 36,2 % sur les plus-values réalisées lors de leur revente. Bercy surveille de près ces transactions, notamment celles lors des enchères, où les prix peuvent vite atteindre des sommets pour des cartes rares.
Avec des ventes récentes atteignant des montants vertigineux, comme 5,3 millions d'euros, l'engouement pour ces cartes s'intensifie. Comme l'indique RMC Conso, le fisc ne se contente pas de contrôler les cartes Pokémon ; d'autres collections, comme celles de Panini, Magic ou Yu-Gi-Oh, sont également concernées par cette taxation.
Généralement, les cartes de collection font partie des biens de consommation et sont exonérées d'impôt tant qu'une transaction n'excède pas 5 000 euros. Toutefois, lorsque la vente dépasse ce seuil, elle est soumise à une imposition de 36,2 % sur les plus-values, comme l'explique l’analyse d'experts fiscaux.
Cas particulier pour les boutiques spécialisées dans la vente de cartes
Pour les amateurs, une autre option s'offre à eux si leur carte est requalifiée en bien de collection. Dans ce cas, une revente au-delà de 5 000 euros entraîne une taxation forfaitaire de 6 % sur le montant de la vente, à laquelle s’ajoute une contribution de 0,5 % pour la résorption de l'endettement de la sécurité sociale (CRDS).
Concernant les boutiques spécialisées, la situation diffère. Ces établissements, agissant comme des commerces, doivent déclarer leurs bénéfices au fisc, qui applique des taxes sur les revenus considérés comme bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Ici, la taxation est généralement plus avantageuse que celle des particuliers, ce qui soulève des questions sur l'équité entre vendeurs amateurs et professionnels.







