La 11e édition de la Fabrique Opéra Val de Loire se profile à l'horizon avec un événement très attendu. À seulement une semaine des trois représentations de l'opéra La Belle Hélène, l'orchestre, les choristes et les solistes intensifient leurs répétitions. Un événement exclusif, où ICI Orléans a eu le privilège d'assister à la première répétition entre les musiciens et les artistes.
Afin de créer une harmonie parfaite, les équipes s'activent comme des artisans d'un grand puzzle. Après trois semaines de répétitions séparées, où l’orchestre a joué en autonome face à ses partitions, le premier vrai moment de collaboration a eu lieu vendredi après-midi. "Avant cela, nous préparions avec un pianiste, remplaçant l’orchestre", explique Christophe Crapez, qui incarne Ménélas dans cette œuvre intemporelle, écrite par Jacques Offenbach en 1864. "C'est la rencontre grandeur nature, pour que la magie opère. Elle opère rarement le premier jour", ajoute-t-il, soulignant ainsi les défis de cette première rencontre musicale.
Quel parti pris pour cette adaptation de La Belle Hélène ?
Pour offrir une expérience inoubliable lors des représentations les 20, 21 et 22 mars prochains, les préparatifs battent leur plein. Sous la direction de nombreux professionnels, des apprentis et lycéens de la région jouent un rôle crucial en participant à la création des décors, des costumes, ainsi qu’à la gestion du maquillage et de l’accueil. La prochaine grande étape sera une première générale, prévue pour ce dimanche soir sur la scène du Zénith d'Orléans, une semaine avant les trois prestations de cet opéra bouffe, qui évoque des thèmes légers tout en offrant une critique acerbe de la bourgeoisie napoléonienne.
Jean-Michel Fournereau, le metteur en scène, a choisi de conserver une dimension anachronique dans son adaptation de La Belle Hélène. "Je ne veux pas trop en dévoiler, mais il est essentiel de jouer sur l’antiquité tout en ajoutant des touches modernes", indique-t-il, faisant mention de références à des figures comme Yves Saint-Laurent et Andy Warhol. "Les spectateurs vont découvrir ce que ces icônes ont à voir avec cette histoire d’une femme libérée qui affirme ses choix", conclut Fournereau, soulignant l’innovation au cœur de cette œuvre.







