L'année dernière a été marquée par une hausse historique des prix des chocolats de Pâques. Qu'en est-il cette année ? Selon les experts, un ralentissement pourrait s'annoncer.
En 2024, les chocolats de Pâques avaient enregistré une hausse moyenne de 14 %, et les tablettes avaient connu une flambée de 32,8 %, selon l'UFC-Que Choisir. À l'approche des célébrations de cette année, peut-on s'attendre à une répétition de cette tendance ? Gilles Rouvière, secrétaire général du Syndicat du chocolat, se montre prudent.
Dans un entretien accordé à RMC Conso, il rappelle que la hausse de l'an dernier était liée à des conditions climatiques défavorables pour les pays producteurs, à une baisse des stocks et à la faible rémunération des cultivateurs. Cependant, le prix du cacao, qui affiche une tendance à la baisse en ce début d'année, pourrait atteindre des niveaux antérieurs à la crise.
Néanmoins, Gilles Rouvière avertit : « Bien que la réduction des cours pourrait laisser penser à une diminution des prix, la réalité est plus complexe. » Les producteurs achètent souvent leurs fèves plusieurs mois à l'avance, ce qui signifie que les chocolats de cette saison résultent d'achats effectués l'an passé. Cédric Taravella, président des chocolateries Chapon, partage cet avis : « La situation actuelle ne justifie pas une nouvelle hausse de nos prix. »
Des prix qui pourraient bientôt repartir à la hausse ?
Malgré tout, Gilles Rouvière indique que certains producteurs qui ont réussi à acheter à bon prix n'ont pas encore répercuté entièrement les augmentations précédentes, rognant ainsi leurs marges. La dynamique actuelle ne laisse pas présager de baisses significatives, même si quelques distributeurs commencent à annoncer des prix légèrement inférieurs. En fonction de leur taille et de leurs charges, les prix peuvent également varier.
Cédric Taravella prévoit que « d'ici 6 à 12 mois, on pourrait voir une baisse des prix. » Mais cette évolution dépendra de plusieurs facteurs, tels que la récente augmentation du prix des noisettes, omniprésentes dans de nombreux chocolats. Les tensions géopolitiques, en particulier les conflits au Moyen-Orient, influent également sur le marché.
Gilles Rouvière souligne : « Les tensions géopolitiques peuvent entraîner une hausse des coûts d'expédition ainsi que des délais allongés. De plus, les primes d'assurance maritime risquent d'augmenter, ce qui pourrait impacter davantage les coûts. » Ces éléments, combinés au retour possible de l'inflation, méritent d'être pris en compte alors que nous nous rapprochons des fêtes de Pâques.







