Face aux difficultés persistantes, des membres de la Coordination rurale ont lancé un appel à la mobilisation en conduisant leurs tracteurs vers le centre de Paris. Ces agriculteurs, déterminés à faire entendre leurs voix, ont bravé les intempéries et les interdictions préfectorales pour manifester leurs profondes inquiétudes.
Eloi Nespoulous, président de la Coordination rurale d’Occitanie, a affirmé : « On viendra coûte que coûte crier nos revendications ». Lors de cette opération, qui a mobilisé près de 40 tracteurs, les agriculteurs s'attaquent directement à l'accord du Mercosur, jugé préjudiciable pour le secteur agricole français.
Selon Bertrand Venteau, président du deuxième syndicat agricole français, l'objectif est de porter « pacifiquement » leurs messages aux parlementaires, malgré le risque de répercussions judiciaires. « Même si une partie de nos membres finit en garde à vue, nous sommes ici pour défendre nos intérêts, » a-t-il déclaré, soulignant la gravité de la situation pour de nombreux agriculteurs.
Ce matin, des tracteurs ont fait leur entrée à Paris, avec certains d’entre eux se positionnant stratégiquement près de lieux emblématiques, tels que la Tour Eiffel. D’après les informations collectées, une dizaine de tracteurs déambulaient sur les Champs-Élysées, agissant comme un puissant symbole de la lutte des agriculteurs. Un porte-parole de la Coordination rurale a précisé que « plusieurs dizaines voire plusieurs centaines de tracteurs » étaient attendus aux abords de la capitale.
La mobilisation est encore renforcée alors que les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept se réunissent à Bruxelles pour discuter des craintes soulevées par l’accord du Mercosur, un sujet extrêmement sensible pour les agriculteurs français, qui continuent d’exiger des mesures de protection claires et immédiates. Les médias, tels que Le Figaro, rapportent une intensification des actions revendicatives sur le terrain par les agriculteurs, signalant une volonté farouche de se faire entendre dans le débat public.
Cette journée de colère agricole est loin d’être un incident isolé ; elle fait partie d’un mouvement plus vaste, où les agriculteurs expriment leur frustration face aux politiques agricoles perçues comme nuisibles à leur environnement et à leur avenir. Virtuellement présents dans les discussions, de nombreux experts soulignent l'importance de la concertation entre le gouvernement et les acteurs du monde agricole pour trouver des solutions viables à long terme.







