Malheureuse nouvelle pour l'hippodrome d'Abbeville : à l'approche de sa première réunion majeure prévue pour le 14 mai, la société des courses a constaté des dégâts considérables causés par des sangliers sur la piste. De nombreuses zones de pelouse ont été retournées, créant des trous dangereux pour les jockeys et leurs chevaux. Par conséquent, la réunion a été annulée.
"C'est une catastrophe", s'attriste Dominique Delannoy, président de la société des courses de trot d'Abbeville, en observant les traces laissées par les sangliers. "Il y a des trous d'une dizaine de centimètres, il n'est pas envisageable de laisser des chevaux courir dans un champ aussi abîmé", déplore-t-il.
L'humidité favorable aux sangliers
La sécurité des jockeys et des chevaux étant primordiale, la décision d’annuler la réunion était inévitable. Dominique Delannoy note que, paradoxalement, l'hippodrome a également souffert de problèmes d'eau par le passé. "Il y a deux ans, après des travaux réalisés avec la mairie, nous avions amélioré la situation," indique-t-il.
Selon lui, les sangliers descendent des monts de Caubert, profitant de la tranquillité offerte par l'hippodrome pour se nourrir. Hubert Séré, porte-parole de la fédération des chasseurs de la Somme, partage son avis : "La pluviométrie récente a sûrement attiré les sangliers ici, car cela favorise l'apparition de vers de terre, alimentant leur présence."
Annuler le rendez-vous phare
Pour rectifier la situation, la société des courses doit désormais rétablir la piste dans les jours à venir. Des demandes ont été adressées à la mairie, propriétaire de l'hippodrome, pour obtenir des camions de terre ainsi que la réhausse d'un kilomètre de clôtures électriques afin de contenir les sangliers.
En termes de calendrier, la prochaine réunion est planifiée pour juillet, mais l'annulation de celle de mai est significative. "C'est l'un des deux événements majeurs, avec le Grand Prix d'Abbeville en septembre. Nous regrettons cette situation, car en juillet, la fréquentation est souvent plus faible", déplore Dominique Delannoy, conscient des implications financières. Il espère reprogrammer une réunion à la fin du mois d'août, mais cela dépendra de l'accord des fédérations compétentes et du ministère de l'Agriculture.
Bien que les coûts de réparation des dégâts ne devraient pas être trop élevés, cet incident aura des répercussions sur toute la saison à venir.







