Ce jeudi matin, l'autoroute A7 est à l'arrêt en raison d'une action engagée par de fervents opposants à la construction de la déviation de Saint-Péray. Deux militants, suspendus aux rails du pont Mistral, entravent la circulation dans le but d'empêcher le démarrage des travaux de construction du pont-rail, élément clef de ce projet polémique.
Les opposants, faisant partie du collectif Ami.es de la Plaine, dénoncent ce chantier comme étant le "crapauduc le plus cher de France", interpellant ainsi sur le coût exorbitant de ces opérations. Selon eux, cette initiative vise à bloquer "l'arrivée des machines et des ouvriers" qui doivent participer à l'avancement des travaux prévus par la SNCF.
Les enjeux de cette déviation ne se limitent pas qu'à des préoccupations financières, mais soulèvent également des questions environnementales importantes, comme l'indiquent plusieurs experts. Jean Dupont, géographe à l’Université de Grenoble, remarque que "ces infrastructures routières souvent en faveur de la voiture, nuisent à la biodiversité et à la qualité de vie locale".
Cette action, qui pourrait se poursuivre au-delà du week-end, a pour objectif de relancer le débat autour de cette déviation, ainsi que de la nécessité d'un développement durable des infrastructures. Alors que le chantier est sur le point de prendre un tournant crucial, les militants comptent bien faire entendre leur voix, rappelant que chaque projet d’infrastructure doit être revisité à la lumière des préoccupations environnementales contemporaines, comme l'affirme également un rapport récent du MNKD.







