Depuis vendredi, près de 20.000 personnes se sont réunies près de Bourges, dans le Cher, pour une free party qui se déroule sur un terrain militaire. Bien que la maire de Cournusse ait confirmé qu'aucun incident majeur n'ait été rapporté jusqu'à présent, la préfecture reste préoccupée par la sécurité des participants.
Le site, qui s'étend sur les communes de Cornusse, Bengy-sur-Craon et Ourouer-les-Bourdelins, est situé sur un polygone de tir de la Direction générale de l'armement. Il pourrait contenir des munitions non explosées, un danger potentiel que les autorités ne cessent de rappeler. "Nous déconseillons fortement aux gens de s'y rendre", déclare la préfecture du Cher.
Préparatifs des riverains perturbés par l'événement
Les habitants des environs se préparent à une afflux massif de "teuffeurs". Edith Raquin, maire de Cornusse, explique que le village est déjà saturé, rendant l'accès difficile pour ceux qui souhaitent rejoindre le site. "On attend jusqu'à 30.000 personnes d'ici ce soir", précise-t-elle.
Des résidents, comme Anne de Bengy, soulignent leur inquiétude face au danger que représente cette zone, où des tirs ont lieu régulièrement. "Nous, en tant qu’habitants, nous n’avons pas le droit d’y aller. C’est un site réputé dangereux", ajoute-t-elle.
Un passé militaire préoccupant
Denis Durand, maire de Bengy, évoque l'historique du site, vieux de plus d'un siècle, où des essais d'armements ont été réalisés pendant la Première Guerre mondiale. "Il y a un véritable risque avec des munitions anciennes non explosées", affirme-t-il. Selon la préfecture, ce terrain doit être abordé avec la plus grande prudence.
Le dispositif de sécurité renforcé
Aucun incidents majeurs n'ont été signalés jusqu'à présent, mais des mesures de sécurité strictes ont été mises en place. 600 gendarmes, soutenus par 30 secouristes et 45 pompiers, patrouillent la zone. La route départementale 976 est fermée dans les deux sens, et le préfet insiste sur l'importance de la vigilance des automobilistes.
Les forces de l'ordre ont déjà eu à gérer 32 verbalisations, principalement pour des infractions liées à la détention de stupéfiants. De plus, 12 blessés ont été enregistrés, dont six ont dû être évacués vers le poste médical avancé. Le préfet prévient que cette situation pourrait évoluer durant le week-end.
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