A Orléans, 900 manifestants s'unissent pour défendre le 1er mai chômé

Une mobilisation forte à Orléans pour préserver le caractère chômé du 1er mai.
A Orléans, 900 manifestants s'unissent pour défendre le 1er mai chômé
Départ de la manifestation ce 1er mai à Orléans © Radio France - Patricia Pourrez

Ce vendredi 1er mai, environ 900 personnes se sont rassemblées dans les rues d'Orléans à l'appel de divers syndicats et organisations de gauche. Leurs revendications s'articulent autour de la nécessité de préserver le caractère chômé de cette journée, face à la menace d'une ouverture des commerces, notamment des boulangeries et des fleuristes. Une proposition de loi en ce sens pourrait être prochainement soumise.

Le ministre du Travail a suggéré cette année aux inspecteurs de faire preuve de "d'intelligence collective". Cette idée suscite une inquiétude grandissante parmi les syndicats et les salariés présents. Selon eux, cette possibilité marque une première brèche dans l'existence même du 1er mai, symbole historique de la lutte des ouvriers pour leurs droits.

"Le 1er mai, c'est le symbole des travailleurs qui se sont battus pour nos droits. Si on perd cela, tous les autres jours fériés tomberont aussi", a affirmé Amandine, caissière dans un supermarché, parmi les manifestants. Narcisse, étudiante, a également exprimé son soutien : "On essaie de nous sucrer ce 1er mai. Il faut montrer que nous sommes là et que nous ne laisserons pas faire." Les voix des jeunes résonnent avec force dans le cortège, déterminées à défendre le sens de cette journée.

Pascal Sudre, secrétaire départemental de la CGT, a résumé l'enjeu : "Le 1er mai est un jour férié, chômé et payé pour tous, et il doit le rester." Il a averti que des contrôles seraient effectués par les inspecteurs du travail pour s'assurer que les employeurs ne contraignent pas leurs salariés à travailler ce jour-là, précisant : "Ne parlons pas de volontariat, car c'est un mythe dû à la relation de subordination."

Au-delà de la législation sur le 1er mai, les manifestants ont également abordé d'autres préoccupations, comme le pouvoir d'achat. La CGT exige notamment un plafonnement du prix du litre d'essence à 1 euro 20. Des voix se sont aussi élevées contre les tensions à Gaza et pour la défense d'un État palestinien, démontrant un engagement croissant pour des questions internationalistes.

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