Lors de la braderie annuelle d'Emmaüs au parc des expositions de Poitiers, une nouveauté a fait sensation : des robes de mariée à des tarifs défiant toute concurrence. Que ce soit pour le grand jour, pour être revendues, ou destinées à des déguisements, les visiteurs ont été conquis.
Les magnifiques robes blanches se détachaient au milieu des nombreux stands de la braderie. Éva et sa sœur Amélie, tombées sur ces trésors par hasard, ne pouvaient pas rêver mieux. Éva, qui se marie dans quelques mois, a vite succombé au charme d'une robe bustier à 20 €. Éva déclare : "Elle a une longue traîne et est vraiment belle. Une telle robe vaut sans aucun doute bien plus que ça." Après quelques retouches et un bon pressing, elle est persuadée que son achat sera plus qu'un bon plan.
La tendance est claire : Éva préfère investir dans sa lune de miel plutôt que de débourser des sommes exorbitantes pour une robe qu'elle ne portera qu'une fois. Amélie confirme : "On n’est pas là pour mettre des mille et des cent dans une robe qui n'aura qu'une utilisation."
Une seconde vie pour les robes de mariée
Les prix sont en effet inégalables. Michèle, bénévole chez Emmaüs, précise : "10 € pour les fonds de robes ou les pantalons, et 20 € pour les robes." Elle ajoute qu'un grand magasin a généreusement fourni des containers remplis de robes de mariée, ce qui a conduit l’équipe à les mettre en avant. Selon elle, certaines de ces robes avaient normalement une valeur pouvant atteindre 2000 €. "À 20 €, cela permet à tous d'avoir accès à ces pièces et nous réjouit de leur donner une seconde vie."
À la mi-journée, de nombreux modèles avaient déjà trouvé preneur. "J'ai vendu des robes à des femmes dans la cinquantaine qui se remariaient, d'autres, couturières, cherchaient à récupérer de la dentelle, ou à réaliser des déguisements," observe Michèle. C’est précisément pour cela que Sophie est en pleine séance d'essayage. "J'organise une fête à thème avec des hommes et des femmes célèbres, donc une robe moderne sera parfaite à customiser."
Des robes vintages à la recherche d'amateurs
Cette braderie a aussi permis à de nombreuses pépites vintages de se dévoiler, souvent offertes par des particuliers, côtoyant des pièces plus classiques. Romane, passionnée par le vintage, écume les braderies à la recherche de ces trésors pour ensuite les revendre sur Internet. "Les robes vintage ont souvent plus de dentelles, leurs formes sont différentes, et les traînes plus longues. Beaucoup de gens les collectionnent." Elle compte revendre une robe achetée 20 € pour 100 €. "Cela reste bien moins que le prix d'une robe neuve qui pourrait atteindre 1000 €." Toutefois, elle prévient qu'il ne faut pas traîner, car le stand des robes de mariée a déjà suscité un vif intérêt. La prochaine braderie Emmaüs est prévue pour les 2, 3 et 4 octobre au Parc des Expositions.







