À Feytiat, un chef engagé pour le bio et le local au service des enfants

Découverte d'une cantine scolaire qui mise sur le bio pour nourrir nos enfants.
À Feytiat, un chef engagé pour le bio et le local au service des enfants
Chaque jour, 550 jeunes de la crèche au CM2 déjeunent au restaurant scolaire de Feytiat (illustration) © Radio France - Lucie Amadieu

Ce dimanche, la Cavalcade de Limoges animera les rues avec ses chars colorés et les mélodies d'artistes locaux. Cet événement festif, préparé par les équipes municipales, a nécessité des mois de travail. Dans le quotidien, cependant, certains chefs se battent pour une autre forme de célébration : celle de la gastronomie responsable. Au restaurant scolaire de Feytiat, le chef Pierre Blanchard, nourrit quotidiennement 550 élèves de la crèche au CM2. Sa détermination à privilégier les produits bio et locaux, qu'il applique depuis six ans, fait briller les yeux des petits comme des grands.

"Ça ne coûte pas forcément plus cher de cuisiner local et bio. Les produits issus de l'agro-industrie impliquent des coûts supplémentaires liés au transport et au traitement, tandis que les produits bruts sont souvent de meilleure qualité", affirme-t-il. Cette approche a permis à Pierre de collaborer principalement avec des producteurs certifiés AB, améliorant la qualité des repas servis.

Priorité au bio, même si le caractère local est aussi très présent

Les objectifs de la loi Egalim imposent un quota de produits durables dans les cantines, mais Pierre souligne l'importance de travailler avec des producteurs locaux. "Les groupements de producteurs facilitent ce processus. Ils disposent d'un réseau d'agriculteurs. S'ils n'ont pas assez de produits, ils se tournent vers Biocoop, garantissant ainsi la priorité au bio", précise-t-il.

"Il faut programmer un mois à l'avance"

Un nouvel équipement et une planification minutieuse ont transformé le fonctionnement de la cuisine. Pierre gère avec brio l'approvisionnement, même en viande. "Je suis en relation avec des producteurs pour le veau, le porc et la volaille. Cela demande de l'anticipation, notamment pour établir les menus un mois à l'avance. J'appelle les producteurs pour coordonner les dates d'abattage", explique-t-il.

"C'est vraiment valorisant"

Avec 4 milliards de repas servis annuellement dans la restauration collective, les enjeux sont majeurs. "C'est valorisant de partir d'un produit brut pour réaliser un plat de qualité, plutôt que de réchauffer des produits industriels", conclut Pierre Blanchard avec passion. En parallèle, la Confédération paysanne organise ce samedi une journée consacrée à la valorisation des circuits locaux dans la restauration collective à Saint-Hilaire Foissac.

Lire aussi

À Feytiat, un chef engagé pour le bio et le local au service des enfants
Dans la cantine de Feytiat, Pierre Blanchard privilégie les produits bio et locaux pour les élèves. Un exemple de restauration collective durable.
09h01
Frame running : en Lozère, la naissance de futurs champions
Le frame running ouvre un nouvel horizon sportif en Lozère, permettant à des jeunes athlètes en situation de handicap de s'exprimer pleinement.
07h27
Lycéennes d'Orléans : un rêve en route pour les Mondiaux de foot en Chine
Les lycéennes de la section sportive de Voltaire d'Orléans créent une cagnotte pour aller aux Mondiaux de foot en Chine. Aidez-les à réaliser leur rêve sportif.
06h55
Escroquerie sur WhatsApp : les automobilistes piégés par de faux bons de carburant
Une nouvelle escroquerie sur WhatsApp vise les automobilistes avec de faux bons de carburant. Restez vigilant et informé.
16 avril
Alerte sur WhatsApp : attention à l'escroquerie des faux bons d'achat E.Leclerc
Attention à une arnaque circulant sur WhatsApp promettant un bon de carburant de 250 euros chez E.Leclerc. Vigilance recommandée.
16 avril
La facilité troublante d'obtenir un faux arrêt maladie en quelques minutes
RTL expose une fraude inquiétante sur les arrêts maladies, obtenus en trois minutes sans contrôle médical.
16 avril