Deux étudiants en histoire de l’art à la Sorbonne se mobilisent pour restaurer un trésor du XIXe siècle : un tableau représentant Sainte-Christine, figure vénérée à Orléans (Loiret). Ils espèrent redécouvrir la signature de l’artiste.
L’histoire entourant cette toile intrigante, représentant Sainte-Christine, grande martyre italienne du IIIe siècle, a captivé Jade Renaud et Gaspard Flamen d’Assigny. Ces étudiants en master d’histoire de l’art à la Sorbonne entreprennent un projet ambitieux pour restaurer cette œuvre, fortement encrassée, qui a été exposée jusqu’en 2009 dans la chapelle Sainte-Christine de l’église Saint-Vincent à Orléans (Loiret).
Actuellement, ce chef-d’œuvre est conservé dans les réserves du musée des Beaux-arts (MBO), faisant partie de l’opération "Le plus grand musée de France", soutenue par la Fondation pour la Sauvegarde de l’Art Français.
Une femme derrière l’artiste ?
Malheureusement, peu d’informations sont disponibles concernant cette toile commandée au XIXe siècle par le diocèse d’Orléans, qui entretenait un culte pour cette icône. Olivia Voisin, directrice du musée des Beaux-Arts d’Orléans, souligne : « Les archives n’ont pas permis d'identifier l'artiste de cette peinture. » Elle assure également son soutien technique et scientifique à cette entreprise. « Ce travail visera à redonner vie à l’histoire de cette œuvre et pourrait même révéler une signature. »
Elle n’exclut pas la possibilité qu’une femme ait réalisé cette pièce. « La façon de dessiner les yeux et la dramaturgie de l'œuvre sont caractéristiques de ce que produisaient certaines artistes de l’époque, » explique-t-elle.
Les deux étudiants, qui ont exposé le tableau au public lors du week-end de Pâques au musée des Beaux-Arts, cherchent à collecter au moins 5 000 euros pour finaliser cette restauration, dont le coût total pourrait atteindre 7 000 euros selon Olivia Voisin.
À ce jour, ils ont déjà récolté plus de 3 000 euros sur la plateforme de la Fondation. Après restauration, cette œuvre célébrant Sainte-Christine pourra regagner la place qui lui était initialement prévue à l’église Saint-Vincent.







