Le Pakistan se prépare à une rencontre potentiellement décisive entre les représentants des deux nations, prévue ce 10 avril. Cependant, la participation de la délégation iranienne est mise en question suite aux frappes israéliennes ayant causé la mort de plus de 300 personnes au Liban mercredi, compromettant ainsi la trêve fragile.
Ces attaques, les plus mortelles au Liban depuis le début de la guerre fin février, rendent "les négociations impossibles", selon le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a exprimé son scepticisme quant à la possibilité d'un dialogue constructif.
Esmaeil Baqaei, porte-parole iranien, a souligné que des discussions visant à mettre fin aux hostilités dépendent du respect des engagements des États-Unis concernant un cessez-le-feu global, surtout au Liban, selon des déclarations rapportées par l'agence Isna.
Le Pakistan, comme médiateur dans ce conflit, a annoncé que la trêve devait s'appliquer à toutes les parties, y compris au Liban, mais cette déclaration a été contestée par les gouvernements israélien et américain.
Sécurité renforcée à Islamabad
Alors que les discussions se profilent, la capitale pakistanaise est sous haute sécurité, et des mesures exceptionnelles ont été prises, tels des jours fériés décrétés pour limiter les mouvements en ville. Les hôtels qui doivent accueillir les délégations sont désertés.
La délégation américaine, dirigée par le vice-président JD Vance, comprend également Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump. Ce dernier s'est montré optimiste quant à la possibilité d'un accord de paix, malgré les positions apparemment irréconciliables des deux côtés.
Les incertitudes persistent côté iranien ; l'ambassadeur d'Iran à Islamabad a récemment retracté son annonce concernant l'arrivée imminente de la délégation, créant encore plus de mystère sur le potentiel dialogue.
En plus des tensions diplomatiques, Khawaja Asif, ministre pakistanais de la Défense, a parlé d'Israël comme d'une "malédiction sur l'humanité", en réponse aux récents bombardements. Ce jugement a provoqué une réaction virulente des autorités israéliennes, qui ont qualifié ses remarques de honteuses.
Toujours selon des sources officielles, les frappes israéliennes ont impliqué des attaques sur des positions du Hezbollah au Liban, ce qui a généré des réactions violentes, notamment des frappes en retour revendiquées par le Hezbollah. Cette escalade a attiré l’attention de l’ONU qui s’inquiète de l’impact de ces événements sur la stabilité régionale.
Accords en suspens
Les discussions entre Liban et Israël sont également prévues à Washington pour la semaine suivante, alors que le Hezbollah a d’ores et déjà rejeté l’initiative américaine. Pendant ce temps, les États-Unis continuent de demander un cessez-le-feu préalable à toute négociation.
Sur le front nucléaire, l'Iran maintient sa position ferme, excluant toute restriction de son programme d'enrichissement d'uranium, une exigence essentielle pour les États-Unis et Israël, révélant ainsi les nombreux obstacles qui s'opposent à un éventuel accord. Les tensions devraient donc rester à un niveau élevé alors que les deux nations poursuivent leur dialogue international.







