La direction de l'université de Rouen Normandie envisage de fermer le centre de loisirs du campus de Mont-Saint-Aignan, créé il y a 50 ans, dans un contexte de restrictions budgétaires. Les craintes des employés de l'université sont palpables, comme l'a démontré la manifestation d'une cinquantaine de parents devant le bâtiment administratif lors du conseil d'administration qui s'est tenu récemment.
Un service essentiel remis en question
Le centre de loisirs, qui emploie plusieurs animateurs, dont nombre d'entre eux sont étudiants, propose des activités pour une soixantaine d'enfants des employés. En raison de la nécessité de rationaliser les dépenses, la direction a été amenée à envisager la réduction ou la suppression de certains services jugés non essentiels. Ce faisant, des voix se sont élevées pour défendre l'importance de ce centre. Franck Le Derf, le président de l'université, a ouvert la porte à d'autres solutions, comme une éventuelle augmentation des tarifs, plutôt qu'une fermeture immédiate.
Des inquiétudes grandissantes parmi les parents
Les parents ont exprimé leurs préoccupations lors de la manifestation. "J'habite à Fréville, et je n'ai pas d'autres centres de loisirs à proximité", a déclaré Mélissa Bureau, mère de deux enfants. L'absence de solutions alternatives les pousse à s'inquiéter quant à l'avenir de leurs enfants.
Une recherche de solutions alternatives
Le centre de loisirs est perçu comme un lieu d'épanouissement bien plus qu'un simple service de garde. Comme le souligne Romain Lepillé, maître de conférences : "C'est un endroit où mes enfants peuvent exprimer leur créativité et leurs envies". Face à la menace de fermeture, les parents envisagent de proposer des solutions moins radicales, comme une augmentation des tarifs pour aider au financement du centre. Sébastien Rey-Coyrehourcq, ingénieur, a ajouté : "Avec un budget global de plusieurs centaines de millions, nous devrions être capables de trouver une solution".
Un débat sur les priorités budgétaires
Le syndicat SNESup-FSU critique les priorités de l'université, remettant en question la logique qui entoure les économies alors même que des dépenses pour le 60e anniversaire de l'université sont mises en avant. "C'est indécent dans le contexte actuel", estime Pierre-Emmanuel Berche, membre du syndicat. Pour lui, une réévaluation des priorités serait nécessaire afin de mieux aligner les décisions avec les réalités vécues par les employés.







