Lors du second tour des élections municipales du 22 mars, Ariel Weil, le maire socialiste sortant de Paris Centre, a remporté une victoire convaincante avec 50,69 % des voix. Malgré la tentative de l'alliance entre Les Républicains (LR) et Horizons pour le renverser, il a surpassé Aurélien Véron (LR-Changer Paris) et Cédric Panizzi (LFI).
Élu en 2020 lors de la fusion des quatre premiers arrondissements, Ariel Weil a su capitaliser sur ses succès précédents. Avec 50,69 % des suffrages et une participation de 64,12 %, il a laissé loin derrière la liste conjointe d'Aurélien Véron et Martine Figueroa, qui a atteint 38,61 % des voix. Son projet ambitieux de transformation urbaine, notamment aux Halles, continue de séduire les électeurs.
Une fusion à droite insuffisante
Weil a même gagné plus de 4 000 voix par rapport au premier tour, passant de 17 647 à 21 806 votants. En 2020, il avait déjà terminé le second tour avec 53,32 %, mais seulement 13 813 voix. Cela témoigne de sa montée en popularité et de l'impact positif de son bilan axé sur la qualité de vie.
Au contraire, Aurélien Véron, bien qu'en deuxième position, a notablement amélioré son score par rapport à 2020. Porte-parole de Rachida Dati au Conseil de Paris, il a accumulé 16 612 voix, confirmant ainsi son ancrage dans le paysage politique parisien.
La collaboration avec Martine Figueroa, ancienne adjointe au maire, a permis à la droite de conserver un nombre significatif de voix. Bien que leur alliance ait augmenté leur capital électoral, elle n'a pas suffi pour bouleverser le résultat en faveur de Weil.
Enfin, Cédric Panizzi (LFI-Nouveau Paris populaire), a terminé dernier avec 10,7 %, un léger déclin par rapport au premier tour où il avait obtenu 11,1 %. Son engagement sur des thématiques telles que le logement et la famille reste présent, mais il doit aujourd'hui faire face à une forte concurrence.







